Les routes maritimes arctiques, une alternative marginale
Alors que le réchauffement climatique réduit régulièrement l’emprise des banquises, le potentiel de développement de la navigation commerciale par le passage du Nord-Est, reliant l’Extrême-Orient à l’Europe par le détroit de Béring et les côtes du nord de la Russie, suscite un intérêt grandissant.
L’intérêt des passages arctiques depuis l’Extrême-Orient est notamment la réduction des distances (et donc de temps et de carburant) par rapport aux passages par Suez pour l’Europe et par Panama pour la côte Est des États-Unis. De Shanghai, l’économie est de 4 000 km pour rallier Rotterdam et de 6 000 km pour rallier New York.
Par rapport au passage par l’océan Indien, le canal de Suez puis la Méditerranée et Gibraltar, le passage du Nord-Est est 40 % plus court pour la desserte du nord de l’Europe. Quant au passage du Nord-Ouest, le long des côtes canadiennes, il est 20 % plus court pour la desserte de New York et de la côte Est des États-Unis, que la route par le Pacifique et le canal de Panama. La réduction est même de 50 % par rapport au passage par le cap de Bonne Espérance, au sud de l’Afrique, qui...
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