« Chronique d’un royaume perdu » d’Ananda Devi : entre paradis et enfer
Île Maurice, fin du XIX e siècle.
Les esclaves, officiellement affranchis, deviennent de la main-d’œuvre pas chère dans les plantations de canne à sucre.
L’un d’eux séduit la propriétaire blanche, quasiment sous l’œil de son mari qui refuse de voir que les trois enfants à venir ne sont pas les siens.
L’homme, de son côté, a abusé de femmes noires.
Tous ces métis, reniés et repoussés, s’enfuient et se construisent un refuge inaccessible, mélange de paradis et d’enfer.
L’écrivaine mauricienne, maintes fois primée, a le don de plonger les lecteurs dans la profondeur de son île.
De sonder ses racines, ses blessures, sa diversité.
L’écriture au scalpel d’Ananda Devi est sensuelle, poétique, affirmée.
Son objectif est de bousculer la pensée et l’autrice y arrive très bien, livrant une « Chronique d’un royaulme perdu » entre épopée et fable.
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