Coups sur le visage, ordonnances illégales : l'inquiétante quête de "beauté" de certains ados
En direct, devant ses dizaines de milliers d’abonnés, Androgenic se martèle le crâne à coups de phalanges.
En extase, ses camarades l’encouragent, couvrant par leurs hurlements le bruit sourd du poing qui s’écrase contre ses pommettes.
Son visage rougit à vue d’œil.
Pas de quoi gommer le sourire crispé qu’il exhibe à la caméra.
Tremblantes, ses paupières trahissent la douleur qu’il tente de dissimuler derrière un torse gonflé.
Quelques minutes plus tard, un autre jeune homme, tout juste sorti de l’adolescence, reproduit le rituel.
Fièrement, il expose son visage tuméfié à Androgenic.
C’est son tout premier essai.
Alors qu’une bosse surgit à la lisière de son œil, il interroge son mentor.
Doit-il s’inquiéter ? Certainement pas.
"Frappe de toutes tes forces", lui rétorque l'influenceur australien, euphorique.
La scène, diffusée sur la sulfureuse plateforme de streaming, Kick , n’a rien du coup de folie ou de la mauvaise blague.
Depuis quelques années, ces vidéos d ’automutilation pullulent sur les réseaux sociaux .
Le but du "bone smashing", ou "fracassage d’os" ? S’"embellir" en remodelant à coups de poing la forme de son visage.
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