L’expulsion de la gérante du café sème le trouble dans ce village insulaire emblématique de Maine-et-Loire
À Béhuard, sur la place de l’Église, Fabienne Rossard est habituée à voir défiler les corbillards. Ce mardi 4 août, vers 18 heures, l’Angevine âgée de 58 ans a eu la sensation d’assister à une étrange cérémonie funéraire. Sans fleur ni couronne. À deux pas du sanctuaire, son café de la Place vient officiellement de rendre l’âme alors que l’entreprise n’était pas en difficulté. En remettant les clés à l’huissier, j’ai vu une cinquantaine de personnes qui pleuraient sur la place. Uniquement des gens de Béhuard , raconte l’ancienne gérante.
Parmi la petite foule qui concentrait à elle seule près de la moitié du village situé à une quinzaine de kilomètres d’Angers, il y avait Marie-Paule Leroi. Un mois et demi plus tard, cette professeure de lettres à la retraite partage son désarroi. Ce café était l’âme du village où tout le monde se rencontrait. Il y avait un brassage incroyable entre les Chrétiens, les non Chrétiens, les touristes et gens de Béhuard. C’est devenu sinistre , déplore-t-elle.
Niché en plein cœur de l’une des communes les plus touristiques de l’Anjou, l’établissement était une halte quasi incontournable pour les visiteurs. Sa fermeture en plein milieu de l’été, ...
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