Guerre en Ukraine : que contiennent les lettres échangées entre Vladimir Poutine et Kim Jong-un ?
Kim Jong-un et Vladimir Poutine n’ont pas tari d’éloges l’un envers l’autre ces derniers jours. Les deux dirigeants se sont envoyé des missives pour se déclarer leur respect et soutien mutuels, des lettres rendues publiques par l’agence de presse nord-coréenne KCNA dimanche 16 août 2026.
Cet échange épistolaire a débuté à l’occasion du 81e anniversaire de la libération de la Corée de l’occupation japonaise , le 15 août. Dans un message adressé au président nord-coréen, Vladimir Poutine s’est félicité d’une relation bilatérale à un « haut niveau, sans précédent, de partenariat stratégique global » .
Kim Jong-un a répondu sur le même ton chaleureux. « Je suis toujours fier de pouvoir envisager un avenir encore meilleur dans les relations bilatérales » , a-t-il écrit à son homologue . Il a également présenté leur relation comme l’héritage d’une « lutte commune pour la justice » et de « précieuses amitiés » .
Le leader nord-coréen en a profité pour réaffirmer son soutien à Moscou dans sa guerre contre l’Ukraine, se disant convaincu que Vladimir Poutine allait l’emporter grâce à sa « direction sage » . Il a également tenu à exprimer sa « ferme conviction » que la Russie mènerait à bien « la cause sacrée de la défense de la souveraineté, des intérêts de sécurité et de l’intégrité territoriale du pays ».
Cet échange de courtoisie diplomatique intervient dans un contexte particulièrement tendu. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirme depuis fin juillet que Moscou prépare l’arrivée de nouveaux contingents nord-coréens, un chiffre qu’il établit entre 30 000 et 50 000 soldats. Cette coopération militaire n’est pas nouvelle. Selon les estimations, la Corée du Nord aurait déjà perdu 2 300 militaires envoyés combattre aux côtés des troupes russes, et deux d’entre eux auraient été capturés par l’armée ukrainienne.
Volodymyr Zelensky assure aussi que Moscou utilise des missiles balistiques produits par Pyongyang, comme lors d’une attaque sur la ville de Zaporijjia, le 11 août, qui a fait au moins six morts. Ce rapprochement militaire s’est opéré depuis la signature en juin 2024 par les deux alliés d’un traité de partenariat stratégique global . Ce texte prévoit notamment une assistance militaire si l’un d’eux se retrouve en état de guerre.
Face à cette coopération militaire préoccupante, le président ukrainien avait appelé Séoul à renforcer son soutien à Kiev, notamment sur les systèmes de défense antiaérienne, une demande que la Corée du Sud a rejetée. Le pays asiatique cherche en effet à préserver ses équilibres diplomatiques, alors que Donald Trump a menacé de restreindre les exercices militaires conjoints avec Séoul, précisément pour ne pas froisser Kim Jong-un.
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