Après le piratage du fisc, le parquet de Paris ouvre une enquête
Le parquet de Paris a annoncé samedi avoir ouvert une enquête après la cyberattaque ayant permis fin juin à des pirates de voler les données personnelles de près de 700 000 usagers de l'administration fiscale. Pour les particuliers, ces données concernent notamment les noms et prénoms, le quotient familial, le revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source.
Par : FRANCE 24 Près de 700 000 usagers sont concernés. La section cyber du parquet de Paris a ouvert une enquête après la cyberattaque qui a visé l'administration fiscale fin juin , a indiqué samedi 15 août le ministère public, sollicité par l'AFP.
Les investigations, confiées à l'Office anticybercriminalité (Ofac), concernent notamment l'"extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'État".
Il est aussi question, entre autres, d'une "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni d'au moins cinq ans d'emprisonnement".
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Cette retentissante cyberattaque contre le système d'information du fisc a permis d'extraire des données de contribuables et d'entreprises lors d'une opération "plus sophistiquée" que "par le passé", a déploré l'administration fiscale vendredi.
Cette nouvelle attaque informatique d'ampleur pourrait relancer le débat sur la sécurité des systèmes d'informations de l'État, alors que de précédents épisodes ayant visé notamment l'ANTS et l'Insee ont émaillé l'actualité ces dernières semaines.
Au total, 678 000 usagers, particuliers et entreprises sont concernés. Pour les particuliers, les données dérobées concernent notamment les noms et prénoms, le quotient familial, le revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source, a détaillé la directrice générale des finances publiques Amélie Verdier.
Pour les entreprises, il s'agit de "données moins sensibles que les particuliers", notamment le numéro de Siren, l'adresse de l'entreprise, du mandataire, a encore détaillé Amélie Verdier.
Les données dérobées "ne permettent pas l'accès au compte sécurisé sur impots.gouv.fr" a toutefois voulu rassurer le fisc, précisant que les usagers concernés seraient contactés en début de semaine prochaine, notamment pour les avertir des risques d'usurpation d'identité.
La justice parisienne voit les cyberattaques intensives se multiplier ces derniers mois en France.
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