Donald Trump exfiltré en secret : l'incroyable opération montée face à la menace iranienne
Le cinéma d’espionnage avait les voitures noires ; Washington a choisi le camion-cantine.
Le 8 juillet, Donald Trump gravit les marches du célèbre Air Force One , salue les caméras depuis la porte puis disparaît à l’intérieur.
Quelques minutes plus tard, pendant que les journalistes chargés de suivre ses déplacements embarquaient à leur tour, Trump quitta discrètement l’appareil par le côté opposé.
Pas de limousines blindées, pas de surprise présidentielle : un camion utilisé dans les aéroports pour charger les repas vient se placer contre l’avion, son conteneur est hissé jusqu’à une porte et le président y monte avec plusieurs collaborateurs.
Direction un troisième avion militaire, stationné quelques mètres plus loin.
Tout comme dans les films.
Trois appareils américains L’opération, révélée plusieurs semaines plus tard par le New York Times et le Washington Post , n’avait pourtant rien d’un exercice de style.
Les services américains venaient d’être alertés d’une menace iranienne jugée crédible contre Donald Trump.
Le président terminait alors le sommet de l’Otan en Turquie , pays frontalier de l’Iran, dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran .
Une fois la menace transmise au président américain, un petit cercle de hauts responsables, parmi lesquels le secrétaire de la Défense Pete Hegseth et le chef d’état-major interarmées Dan Caine, organise son départ.
S’ensuit le casse-tête qui est de faire sortir du pays un des hommes les plus reconnaissables des cinq continents sans que l’on sache dans quel avion il se trouve.
Trois appareils américains se trouvent alors en Turquie, et chacun a son rôle.
Le Boeing 747-8 offert aux Etats-Unis par le Qatar a transporté Donald Trump à l’aller ; l’ancien Boeing présidentiel bleu et blanc doit officiellement le ramener jusqu’en Grande-Bretagne ; un C-32A de l’US Air Force, version militaire du Boeing 757 généralement réservé aux hauts responsables, reste beaucoup plus discret.
Donald Trump avait lui-même annoncé qu’il reprendrait l’ancien appareil "pour le bon vieux temps", un choix d’autant plus crédible que la sécurité du nouveau Boeing qatari faisait alors débat .
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