« Trop, c’est trop » : Mikaël Silvestre et d’autres ex-Bleus appellent à remplacer Gianni Infantino à la tête de la Fifa
Gianni Infantino est-il si puissant que l’on ne peut le nommer ? « Le changement est nécessaire. L’exercice du pouvoir a altéré la capacité des dirigeants actuels à distinguer leurs intérêts personnels de l’intérêt supérieur du football », affirment les signataires d’un texte dévoilé ce lundi, dont les anciens joueurs de l’équipe de France Mikaël Silvestre, Emmanuel Petit et Olivier Dacourt, sans citer nommément le patron de la Fifa.
Écrit en trois langues à l’initiative de Mikaël Silvestre - engagé auprès de la Fifa dans un panel d’anciens joueurs contre le racisme -, ce texte devrait être partagé plus largement dans les prochaines heures, a indiqué l’ancien défenseur de Manchester United. Il a déjà été repris par l’Anglaise Lucy Bronze, double championne d’Europe en titre. « Nous partageons exactement les mêmes préoccupations que des millions de supporteurs à travers le monde. Comme eux, nous avons vu le sport que nous aimons s’éloigner de ses valeurs fondamentales sous la direction actuelle de la Fifa » , poursuivent les anciens joueurs.
Ils ne reviennent pas directement sur les négociations menées en catimini par Gianni Infantino pour loger les recettes du Mondial dans une société commerciale ouverte à des investisseurs privés, projet abandonné cet été sous la pression des confédérations européenne, nord-américaine et asiatique.
Mais ils déplorent que « depuis trop longtemps, des décisions majeures (aient) été prises sans consultation ni considération des joueurs et sans aucun égard pour les supporteurs qui font vivre ce sport » . « Les événements récents ont rendu le silence impossible. Trop, c’est trop », martèlent-ils, appelant « toutes les parties prenantes à passer à l’action » .
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Politiquement, ils estiment qu’il faut « accorder aux joueurs et aux supporters un droit de regard réel et direct sur la gestion du football » - un écho à la pétition lancée la semaine dernière par une coalition d’organisations de supporters, réclamant une « réforme fondamentale » de la Fifa.
Malgré les appels à la démission, Gianni Infantino reste fermement décidé à briguer un nouveau mandat le 18 mars 2027 prochain à Rabat. Mais alors qu’il s’était assuré le soutien de plus de 200 fédérations il y a encore deux mois, les défections se multiplient : lundi, celle de Gibraltar est venue s’ajouter à celles des fédérations anglaise, irlandaise, galloise, suédoise, israélienne ou néo-zélandaise.
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