Présidentielle 2027 : Marine Le Pen et la priorité nationale, récit d'une bataille culturelle
Et le silence fut.
Ce dimanche 13 septembre, Marine Le Pen prononce à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) un discours consacré au logement à l’occasion de sa rentrée.
Elle érige la "priorité nationale" en clé de voûte de sa politique, entre privilège accordé aux Français dans l’accès au logement social et exclusion des étrangers du bénéfice des "aides personnelles au logement".
La candidate RN à l’Elysée donne à cette doctrine - elle veut aussi réserver les allocations familiales aux Français - la force de l’évidence.
"Qu’est-ce que le droit de vote sinon un privilège exclusif accordé aux Français par la Constitution et donc la République ?", lance-t-elle.
Le public applaudit.
Ses adversaires se taisent.
C’est un ancien ministre d’Emmanuel Macron qui le remarque: "J’ai été frappé par le silence sur la proposition de Marine Le Pen.
Le seul à monter au créneau, c’est François Hollande .
Gabriel Attal n’a rien dit." Le secrétaire général de Renaissance, prompt à interpeller Jean-Luc Mélenchon sur X, a laissé ses porte-parole répondre à la candidate RN.
Edouard Philippe est resté mutique, tout comme Bruno Retailleau.
Nul concert d’indignation n’accompagne la sortie de la favorite de l’élection présidentielle.
Est-ce l’habitude d’entendre cette ode à la priorité nationale ? Ou plutôt la force des sondages ? 64 % des Français approuvent le fait de "réserver en priorité certaines aides et certains droits aux Français", d’après un sondage Ipsos-BVA pour La Tribune Dimanche .
L’idée séduit une majorité de sympathisants Renaissance (59 %) et LR (83 %).
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