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Introvertis, extravertis : pourquoi le travail en équipe ne convient pas à tout le monde

L'Express ·
Introvertis, extravertis : pourquoi le travail en équipe ne convient pas à tout le monde

L'injonction au travail en équipe est omniprésente en entreprise.

Son expression la plus poussée est devenue le "team building", destiné à remettre de l’ambiance dans les rouages, ou à "créer du lien", surtout quand le groupe semble distendu ou que ses membres apprécient un peu trop le télétravail ou l’individualisme.

Certes, le groupe doit se réorganiser en permanence pour fonctionner.

La vie collective s'articule autour de réunions , mais aussi de rituels : le déjeuner commun régulier, le pot de départ , ou encore le séminaire.

Autant d’exemples parmi tous ceux qui rythment l’année et la vie au bureau, greffés au fil du temps pour valoriser le collectif.

Mais tout le monde est-il vraiment fait pour aimer travailler en équipe ? Comment le manager doit-il agir avec les profils solitaires ? Le rôle de l'extraversion Selon Sébastien Fernandez, expert en comportement organisationnel et leadership, et professeur associé à l’EHL Hospitality Business School, la réponse présuppose quelque chose de binaire : "On remet les personnalités et le modèle des "Big five" [cinq traits de personnalité : ouverture, conscience professionnelle, extraversion, agréabilité et névrosisme, NDLR] au cœur de la réflexion pour répondre.

Plus on est extraverti, plus on a tendance à aimer le travail en équipe, et plus on est introverti, plus on recherche des moments de calme en dehors de celle-ci".

Cette question appelle, selon lui, une autre réflexion sur la capacité ou l’efficacité des collectifs.

"Celles qui performent le mieux sont celles où les membres sont consciencieux, coopèrent, sont agréables et ont du tact.

Il suffit parfois d’un seul membre qui n’a pas ces deux qualités pour faire chavirer dangereusement l’équipe", poursuit-il.

Dans ce cas, il n'est pas rare de voir le plus farouche défenseur de l’équipe se replier vers l’individualisme, un mode de défense pour échapper à un collectif qui ne lui convient plus.

"On voit vite quand une équipe ne fonctionne pas : il y a un mauvais climat, un fort turn-over et du désengagement" souligne Sébastien Fernandez, pour qui l'extraversion ne garantit pas forcément la réussite de l’équipe.

Une étude menée par Adam M.

Grant, professeur à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, avec Francesca Gino, de l'Université Harvard et David.

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