Pétrole et gaz en mer du Nord : Andy Burnham face à son premier vrai test climatique
Attention, sujet hautement inflammable ! Andy Burnham , locataire du 10 Downing Street depuis le milieu de l’été, affronte son premier vrai test climatique.
En jeu ? L'avenir de Jackdaw et Rosebank.
Ces deux champs pétrogaziers en mer du Nord sont devenus le symbole des dissensions du milieu politique sur la feuille de route énergétique du pays.
Ils reflètent plus largement les tiraillements que connaissent beaucoup de nations entre sécurité et décarbonation .
Faut-il ou non approuver l’exploitation des réserves restantes ? Le débat fait rage.
Et le Premier ministre va bientôt le trancher.
Selon la presse britannique, le gouvernement s’apprêterait à approuver le nouveau gisement de gaz de Jackdaw.
Celui de Rosebank (pétrole) pourrait aussi recevoir un feu vert dans un second temps.
Après avoir longtemps profité des ressources de la mer du Nord, le Royaume-Uni et la Norvège ont pris des trajectoires opposées sur l’extraction d’hydrocarbures.
Pour des raisons historiques et géologiques déjà détaillées par L’Express , les premiers ont choisi de s’éloigner des énergies fossiles dans le cadre de leur stratégie zéro émission nette en 2050.
Les seconds ont, eux, fait le choix de poursuivre l'extraction, pour des considérations géopolitiques et financières.
Un virage encore accentué récemment.
Dans son programme électoral de 2024, le Labour s’engageait à ne pas délivrer de nouvelles licences pour l'exploration de gisements en mer du Nord.
Une position fermement défendue par Ed Miliband , secrétaire d’Etat à l’énergie sous Keir Starmer.
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