De Londres à Varsovie, l'ESCP se rêve en "grande université de management européenne"
"Dans les couloirs de nos campus, nos étudiants échangent dans toutes les langues.
C’est là que la dimension européenne prend tout son sens !", se félicite Thomas Jeanjean, le nouveau directeur général de l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP) ce 26 août 2026, quelques jours seulement après sa prise de fonction.
La grande école de management ne lui est pas inconnue.
Depuis 2021, Thomas Jeanjean occupait le poste de directeur général adjoint Education à la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France qui supervise un portefeuille de quatorze établissements, dont l’ESCP.
Désormais à sa tête, il entend poursuivre la feuille de route 2026-2030, Bold & United ("audacieux et unis") mise en place par son prédécesseur Léon Laulusa .
Ce dernier avait créé la surprise en mai dernier en abandonnant son fauteuil avant la fin de son mandat pour prendre la tête de la China Europe International Business School, à Shanghai.
Thomas Jeanjean reprend notamment à son compte l’ambition de bâtir "une grande université de management européenne".
Une vision continentale pas totalement nouvelle.
Fondée en 1819, la doyenne des écoles de commerce françaises a fusionné en 1999 avec l’Ecole européenne des affaires, déjà implantée dans plusieurs pays de l’Union.
Dix ans plus tard, l'établissement prendra d’ailleurs le nom d’ESCP Europe.
Il compte alors cinq campus à Paris, Berlin, Londres, Madrid et Turin.
Un sixième ouvre ses portes à Varsovie en 2015.
Cette stratégie tranche avec celle de plusieurs de ses concurrentes qui, ces dernières années, ont multiplié les implantations dans des contrées beaucoup plus éloignées, notamment en Asie, en Amérique du Nord ou au Moyen-Orient.
"L’Europe n’est pas du tout uniforme et constitue pour nous un joli terrain de jeu.
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