La salle des machines a été "endommagée" mais l'équipage est sain et sauf: alors qu'il circulait dans le détroit d'Ormuz, un pétrolier a été touché par un "projectile inconnu" qui a rendu le navire "inopérant"
L'agence maritime britannique a indiqué qu'un navire pétrolier avait été touché par un "projectile inconnu" dans la nuit de lundi à mardi alors qu'il circulait au large d'Oman dans le détroit d'Ormuz. Un pétrolier a été touché par un "projectile inconnu" qui a endommagé sa salle des machines et l'a rendu "inopérant" alors qu'il circulait au large d'Oman, a annoncé dans la nuit de lundi à mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.
L'incident s'est produit à 9 milles nautiques (16,7 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Ash Shishah, dans le détroit d'Ormuz. La nationalité et le sens de circulation de ce pétrolier n'ont pas été précisés.
Le Monde qui bouge - le parti pris : Ormuz, la Navy américaine à bout de souffle - 24/08 4:06 Des navires transitant par le détroit d'Ormuz sont régulièrement pris pour cible depuis le déclenchement le 28 février d'une offensive israélo-américaine contre l'Iran. La République islamique, qui revendique le contrôle de cette voie stratégique, a été menacée lundi "d'asphyxie économique" par le ministre américain des Finances Scott Bessent, qui a présenté un nouveau train de sanctions touchant les partenaires commerciaux du pays.
Six mois après le déclenchement de la guerre en Iran, le détroit d'Ormuz reste largement paralysé, avec un trafic de navires de matières premières 85% inférieur à son niveau d'avant-guerre et encore quelque 6.000 marins bloqués dans le Golfe. Le trafic de navires de matières premières (hydrocarbures mais aussi engrais et minéraux) a dégringolé à 10 transits par jour en moyenne après le verrouillage du détroit par Téhéran le 1er mars, contre 95 transits quotidiens en moyenne en février, selon une analyse AFP des données de la plateforme de suivi de flux maritimes Kpler.
La signature d'un accord entre Washington et Téhéran mi-juin pour des pourparlers de paix a permis un rebond temporaire à 36 transits par jour, avant une rechute à 15 entre la reprise des affrontements le 8 juillet et le 22 août. Avant le blocage du détroit par Téhéran, en riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février, un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial passaient par ce goulet stratégique. Téhéran a désormais mis en garde contre une "zone dangereuse" de 1.400 km2 où pourraient se trouver des mines.
La navigation dans le détroit, qui était historiquement organisée en son centre en vertu d'un système de séparation de trafic de l'Organisation maritime internationale (OMI), est maintenant scindée en deux itinéraires distincts. L'un au nord, près des côtes iraniennes, le seul approuvé par l'Iran, et l'autre au sud, entre la côte omanaise d'un côté et des zones potentiellement minées de l'autre.
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