Rentrée scolaire : les conseils de la Répression des fraudes pour des fournitures sans danger
La rentrée scolaire coûte cher aux ménages, qu’ils bénéficient ou non de l’allocation versée par l’État. Par exemple, en 2026, le panier moyen s’élève à 181 € pour un collégien de 6e selon le baromètre annuel de la fédération Familles de France. Et si l’envie des parents de faire plaisir à l’heure du retour en classe perdure, dans les rayons les arbitrages restent la règle la plus répandue . Pour autant, attention à la qualité des produits acquis, rappelle dans une note du 20 juillet dernier la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
« Les fournitures scolaires sont composées de nombreux matériaux potentiellement toxiques, alerte l’organisme public. Les enquêtes réalisées par la DGCCRF ont montré que certaines d’entre elles peuvent présenter des risques pour les enfants et/ou pour l’environnement. Pour vous aider dans vos choix, voici quelques conseils pratiques pour une rentrée plus saine et plus verte. » Sur les 31 fournitures scolaires analysées par la Répression des fraudes entre 2023 et 2024 , près de la moitié se sont révélées non conformes, dont neuf dangereuses pour la santé des enfants. Des dizaines de milliers de surligneurs, de stylos correcteurs et de stylos simples avaient d’ailleurs été retirés du marché.
Pour les consommateurs, il est conseillé de « choisir des fournitures scolaires simples et robustes, cahiers agrafés ou à spirales, donc sans colle, colles en bâton à base d’eau, crayons avec une mine en bois non vernis, surligneurs secs non fluorescents, les feutres et stylos à base d’eau, gommes en caoutchouc naturel et de comparer les prix et de lire les étiquettes des produits comportant des mélanges. »
L ’application gratuite pour smartphone Scan4Chem est aussi promue par la DGCCRF et l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Elle permet d’obtenir des informations sur l’éventuelle présence de substances extrêmement préoccupantes, en scannant le code-barres d’un produit et d’orienter les choix des acheteurs. Elle permet également de contacter les marques, en cas d’absence d’information.
Les matériaux certifiés par un ou plusieurs labels sont généralement gages de qualité. L’Écolabel européen, la marque NF Environnement, ou encore les labels forestiers FSC et PEFC pour les articles en papier et en bois sont les plus répandus et considérés comme fiables par les autorités.
Il faut néanmoins se montrer vigilant. En effet, les allégations environnementales mises en avant sur les produits ne sont pas toujours justifiées. « Si le produit présente une allégation très générale de type « respectueux de l’environnement » ou « écologique », cela pourrait être un marqueur d’un manque de rigueur et/ou de transparence de la part du professionnel » , souligne la DGCCRF.
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