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Plagiat, racisme, harcèlement… Ce que l’on sait de la mort de Jason Arday, ancien professeur de Cambridge

Ouest-France ·
Plagiat, racisme, harcèlement… Ce que l’on sait de la mort de Jason Arday, ancien professeur de Cambridge

Comment une accusation de plagiat peut se solder par la mort d’un professeur de la quatrième université du monde, Cambridge ? Vendredi 14 août 2026, le corps inanimé de Jason Arday est retrouvé dans son domicile de Battersea, un quartier au sud de Londres. Depuis le 24 juillet, cet universitaire de 41 ans spécialisé en sociologie de l’éducation faisait l’objet d’une campagne de dénonciation : sa thèse, publiée en 2015, aurait plus d’une centaine de concordances avec une précédente, selon le journal britannique de droite The Telegraph , qui s’appuie sur des dénonciations d’un ancien professeur de Cambridge, renvoyé en 2024 pour racisme. Que s’est-il passé entre-temps ? Voici ce que l’on sait.

Né en 1985 dans une famille de la classe ouvrière de South London, Jason Arday est rapidement diagnostiqué comme étant sur le spectre autistique ; les médecins analysent également un grave retard de développement et une dyslexie. Incapable de s’exprimer jusqu’à ses 11 ans, il apprend à lire et à écrire à 18 ans. Alors qu’il commence sa vie adulte comme professeur de sport, Jason Arday étudie la sociologie par le prisme de l’origine ethnique et de l’éducation, avant d’enseigner à Roehampton (Londres), Glasgow (Écosse) et Durham (Angleterre). En mars 2023, il devient le plus jeune professeur noir de l’histoire de Cambridge en étant nommé à 37 ans.

Avant de la raconter dans ses mémoires Great and Unfortunate Things (Simon & Schuster, paru le 11 août aux États-Unis et à paraître le 27 août au Royaume-Uni), son histoire fait alors la une des médias britanniques, autant pour son destin que pour le symbole, dans un pays où seulement 1 % des universitaires sont Noirs.

Le journal de droite The Telegraph révèle le 24 juillet, qu’une centaine de passages de sa thèse, publiée en 2015 lors de son passage à la Liverpool John Moores University, concordent avec les travaux de Paula Zwozdiak-Myers, une étudiante de la Brunel University de Londres, publiés six ans plus tôt. Des accusations basées sur celle de l’auto-proclamé « raciste réaliste » Nathan Cofnas, renvoyé de sa...

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