Amour, fidélité, engagement, un message plus que jamais d’actualité. Commentaire de l’Évangile du vendredi 14 août
Les pharisiens « tendent un piège » (v.3) à Jésus. Ils cherchent à lui faire prendre parti dans une controverse rabbinique concernant la Loi de Moïse au sujet du mariage et du divorce. Là encore, Jésus ne se laisse pas enfermer dans cette casuistique. II appelle à un dépassement de la Loi quand son application légaliste en vient à autoriser ce qui est contraire à la volonté initiale et bonne de Dieu.
Si Moïse a dû donner une loi, c’est à cause de la « dureté du cœur » (v.8) des humains. Incapables d’être à la hauteur de l’exigence d’amour et de fidélité voulue par Dieu dans le couple. La loi est là pour poser des limites afin, notamment, de protéger les plus faibles. En particulier les femmes qui, comme les enfants, étaient en bas de l’échelle sociale. Cela, certes, est « difficile à comprendre ». (v.12-13). À commencer par les disciples qui considèrent alors que, sans dispense, il n’est pas « avantageux de se marier » ! (v.10)
À l’heure où la conjugalité se fragilise dans notre société, la parole de Jésus interpelle chacune et chacun. Elle rappelle qu’aimer ne se réduit pas à la jouissance sans nuage d’un instant. Elle est l’accomplissement d’une promesse qui s’inscrit et se construit dans la durée, malgré les duretés qu’impose la vie. Les paroles du Christ interrogent, plus largement, la difficulté à persévérer, en tous domaines, dans un engagement fait de confiance et de fidélité envers autrui, accompagné et fortifié par la présence bienveillante de Dieu.
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