Violences en France et en Italie : Emmanuel Macron et Giorgia Meloni, deux lignes opposées face aux émeutes
"Manifester est un droit.
Mettre à feu et à sang nos villes ne l'est pas", a commenté Giorgia Meloni au lendemain des épisodes de guérilla urbaine et de pillages qui ont ravagé les centres de plusieurs villes italiennes dont Milan, sa capitale économique.
Un phénomène inédit en Italie, qui s’inquiète de l’effet d’émulation provoqué par la jeunesse française et amplifié par les réseaux sociaux.
Des deux côtés des Alpes, le président de la République comme la présidente du Conseil ont immédiatement réagi pour, à l’instar de la dirigeante italienne, fustiger "des scènes inacceptables que personne ne peut minimiser".
La comparaison s’arrête là.
A Paris, Emmanuel Macron, en fin de mandat et battant des records d’impopularité, a choisi le cadre solennel de son bureau à l’Elysée pour une adresse à la Nation dépourvue d'annonces précises.
Sa parole, démonétisée, a essuyé au mieux la déception de son propre camp, mais aussi les foudres de l’opposition et le rejet d’une opinion publique en attente de réponses claires.
Pour Meloni, donner des mesures concrètes et spectaculaires C’est ce que Giorgia Meloni, encore populaire et nourrissant de fortes chances de remporter les élections législatives l’an prochain, s’est évertuée à délivrer à ses compatriotes.
Dans une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux, elle a expliqué avec un ton didactique et ferme le décret-loi adopté à l’issue d’une réunion d’urgence.
Veste noire, plan serré sur son visage grave, elle a dressé d’une voix blanche et ferme le train de mesures concrète de son tour de vis sécuritaire.
Un nouveau délit est institué : la "participation violente à des manifestations publiques".
Ceux qui, durant un cortège, s'uniront à plus de cinq personnes pour commettre des actes de vandalisme ou lancer des projectiles mettant en danger la sécurité d'autrui seront passibles de peines allant jusqu'à cinq ans de prison.
Elles seront assorties d'amendes pouvant atteindre 20 000 euros.
Les peines seront alourdies si les violences sont commises le visage couvert ou si elles entraînent des dégâts sur des infrastructures et des services publics.
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