Télécoms. Calendrier, appareils concernés... ce qu'il faut savoir sur l’arrêt des réseaux 2G et 3G
L’extinction programmée des réseaux hérités des années 1990 et 2000 ne devraient affecter qu’une minorité de particuliers. Mais quelques smartphones récents pourraient aussi être amenés à soner dans le vide.
Apparu dans les années 1990, le réseau 2G avait permis d’envoyer et recevoir des SMS. Une décennie plus tard, le réseau 3G avait marqué le coup d’envoi de l’internet mobile. Aujourd’hui, tous ces usages sont intégrés dans la 4G et la 5G, et ces réseaux sont considérés comme obsolètes. Alors que leur utilisation est marginale (en tout cas pour la téléphonie), leur exploitation et leur maintenance coûtent cher aux opérateurs .
Les antennes 2G et 3G sont très énergivores : selon une étude de 2023, elles représentaient entre 21 % et 33 % de la consommation électrique des stations réseaux. Leur disparition permettra également de libérer des fréquences radio, au profit de la 4G et la 5G, et de renforcer la sécurité des communications.
Fin décembre, environ 2,6 % de terminaux dépendaient encore de la 2G ou la 3G , selon l'Arcep, l’autorité de régulation des communications électroniques. Sur près de 85 millions de cartes SIM en circulation, on dénombrait 1,42 million de cartes 2G, et moins d'un million de cartes 3G. En diminution régulière, ces chiffres ne concernent que les terminaux utilisés pour la téléphonie (principalement téléphones et tablettes). Pour les objets et équipements connectés (M2M, machine to machine), l’Arcep recensait 2,82 millions de cartes 2G et 3G sur un total de 25,7 millions, mais ces chiffres sont notoirement sous-évalués. Une bonne partie des équipements professionnels utilisent des cartes SIM émises par des opérateurs étrangers, qui passent sous les radars de l’Arcep.
Si votre appareil a moins de 10 ans , probablement pas. Les puces 4G ont été intégrées dans la plupart des modèles à partir de 2013-2014. Le réseau utilisé par votre téléphone est généralement indiqué en haut de l’écran : G ou E pour la 2G; et 3G, U, H ou H+ pour la 3G. L’arrêt des réseaux 2G et 3G pourra en revanche poser problème à certains téléphones relativement récents ne disposant pas de la technologie VoLTE. Cette dernière est indispensable pour passer des appels vocaux sur les réseaux 4G et 5G. Lorsqu’elle n’est pas présente, les téléphones concernés utilisent les réseaux 2G ou 3G, mais cette bascule ne sera plus possible à partir de 2028.
Le problème peut se rencontrer avec certains modèles à petit prix, les tout premiers téléphones 4G, ou des modèles d’importation même récents conçus pour les marchés asiatique ou américain. Pour vérifier si la VoLTE est active, le plus simple est de passer un appel : si votre téléphone ne bascule pas en 2G/3G, vous n’êtes pas concerné.
Orange a déjà éteint la 2G dans neuf départements du Sud-Ouest. La ville de Nice basculera le 22 septembre. Le 6 octobre, ce sera le tour de la Bretagne, des Pays de la Loire, de la Corse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, des départements alsaciens et lorrains du Grand Est, de la Drôme et l’Ardèche, ainsi que la moitié est de l’Île-de-France. Le reste du pays basculera le 20 octobre.
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