Crue au Népal-Tibet : près de 3 000 disparus, la recherche des survivants se poursuit
Trois jours après la crue qui a touché une région de l’Himalaya, les secours ont redoublé d'efforts samedi pour retrouver les quelque 3 000 disparus entre le Népal et la province chinoise du Tibet. Une épaisse couche de boue a recouvert des villages entiers, le bilan provisoire fait état de 682 morts.
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Les secouristes poursuivent les recherches samedi 29 août pour trouver des survivants après la crue meurtrière qui a touché une région de l’Himalaya mercredi, à la frontière entre le Népal et la province chinoise du Tibet . Selon les bilans officiels encore très provisoires, un total de 682 corps - 675 côté népalais, 7 sur le territoire chinois du Tibet - ont été exhumés de l'épaisse couche de boue et des décombres des bâtiments, routes, ponts et chantiers balayés par la vague.
Petite lueur d'espoir samedi soir : l'armée népalaise est parvenue à insérer un tuyau d'air dans un tunnel où des ouvriers travaillant sur des chantiers de barrage hydroélectrique, prisonniers sous terre, pourraient être encore vivants.
"Nous avons déjà commencé à acheminer de l'air par cette petite ouverture, et nous allons désormais entamer les travaux d'excavation et envoyer l'équipe de secours à l'intérieur", a déclaré le ministre népalais de l'Intérieur, Sudan Gurung.
Selon le gouvernement népalais, plus de cent ouvriers pourraient être encore en vie dans des tunnels, les secours se concentrant sur les sites Trishuli 3A et 3B.
Experts et scientifiques attribuent la catastrophe à l'effondrement d'un énorme glacier qui a transformé, en un instant, une paisible rivière en un fleuve en furie. Les autorités népalaises et le chef de l'ONU Climat ont invoqué samedi le changement climatique.
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"Le réchauffement climatique provoqué par la combustion par l'humanité de quantités colossales de charbon, de pétrole et de gaz, rend des tragédies comme celle-ci, et tant d'autres à travers le monde, beaucoup plus probables, fréquentes et graves", a alerté Simon Stiell, responsable de l'ONU Climat, dans un communiqué.
"Le Népal émet moins de 0,01 % des gaz à effet de serre, mais nous, le peuple népalais, sommes parmi les principales victimes du changement climatique", a séparément souligné Shisir Khanal, ministre des Affaires étrangères du pays.
Dans les régions sinistrées, les autorités peinent à retrouver la trace de quelque 3 000 personnes - 2 426 au Népal et 556 côté chinois - dont elles sont sans nouvelles depuis mercredi.
"Toutes les habitations près de la rivière ont été emportées. Il ne reste plus rien", a résumé pour l'AFP Buddhi Ram Dangol, un Népalais de la vallée ensevelie.
Le travail des secours est lent, difficile, épuisant, a décrit un secouriste de la sécurité civile népalaise, Kawan Koirala.
"Les gens veulent absolument retrouver leurs proches, morts ou vifs, mais on n'y arrive pas (...) Regardez toute cette boue", a-t-il confié à l'AFP, fourbu après dix-huit heures de travail sans interruption.
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