Soixante espions ont voté : voici le classement inédit des meilleurs services secrets d'Europe
Font-ils bien le même métier ? Mi-juin, un militaire lituanien musculeux nous raconte la guerre en Ukraine en buvant des ginger beer sur un tabouret dans la rue, près de la Gare du Nord.
Un tempérament aux antipodes du Français ventru rencontré dans un lieu cossu quelques jours auparavant, un adepte des sigles compliqués et des cocktails d’ambassade.
A en croire leurs fonctions récentes, ils ont pourtant très probablement mené des opérations de concert.
Pendant trois mois, L’Express s’est immergé dans l'Europe des espions, démarchant une centaine d’hommes de l’art.
L’objectif ? Raconter la guerre invisible du Vieux Continent, en questionnant le constat du diplomate britannique Alexander Cadogan.
Cet ancien conseiller de Churchill décrivait le renseignement comme le "chaînon manquant" des analyses géopolitiques.
Secret oblige, le grand public n’aurait accès qu’à une version incomplète, parfois trompeuse, des bouleversements de l’histoire.
Les espions ne se laissent pas facilement aller aux confidences.
Mais beaucoup revendiquent, sans trop en dire, cette théorie, avec souvent en tête une opération qui a tout changé, en Iran, en Ukraine, en Syrie.
Y compris dans le regard porté sur le pays détenteur d’un renseignement décisif.
"Venant des Affaires étrangères, je ne m’imaginais pas l’intensité des relations de renseignement entre les pays.
C’est beaucoup plus nourri que la diplomatie", confie un ancien directeur du renseignement suisse.
Pour arracher des détails sur la bataille souterraine des espions, il fallait poser la question autrement.
Plus en biais.
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