Présidentielle 2027 : François Bayrou ou l'absurde extension du cercle de la primaire
"Il faut bien que quelqu'un rapproche les uns et les autres." Ainsi François Bayrou esquissait au printemps son rôle dans la future campagne présidentielle.
L'ancien Premier ministre s'imagine en rassembleur d'un bloc central dispersé aux quatre vents.
Place aux travaux pratiques.
Dans un entretien au Figaro , le président du MoDem prône l'organisation d'une primaire intégrant "tous ceux qui rejettent les extrêmes" afin d'éviter la "catastrophe" d'un duel RN-LFI au second tour.
Son périmètre est très large : elle irait de la "version social-démocrate" du Parti socialiste aux "gaullistes".
La proposition illustre l'évolution de la primaire, à mesure que croît la crainte d'une élimination des partis de gouvernement au premier tour en 2027.
Elle était à l'origine un outil de régulation des ambitions au sein d'un camp à la relative homogénéité idéologique.
On lui demande désormais d'installer une candidature unique pour faire échec à un second tour honni.
Quitte à mettre sous le boisseau de lourdes divergences politiques entre ces participants potentiels.
L'arithmétique supplante ici la politique.
Quoi de commun entre le PS et LR sur l'immigration ou la fiscalité ? Chez François Bayrou, ces différences sont masquées derrière l’appartenance à un supposé "fleuve démocratique".
Sélectionner ou éliminer Voilà la primaire remodelé.
Moins qu'à sélectionner, elle vise à "éliminer".
"Ecrémer", dit en privé la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse .
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