« On peut encore innover dans le burger » : Burger King recrute des chefs, dévoile ses ambitions et répond aux critiques
Burger King remet des chefs aux fourneaux. Du 25 août au 5 octobre, ainsi que le dévoile Ouest-France, l’enseigne de restauration rapide lance la quatrième édition de ses « Masters des Chefs », avec deux visages bien connus des téléspectateurs : Michel Sarran et Paul Pairet.
Tous deux originaires d’Occitanie, l’ancien et l’actuel juré de Top Chef sur M6 avaient déjà collaboré séparément avec l’enseigne. Michel Sarran, chef étoilé à Toulouse, revendique une cuisine ancrée dans le terroir ; Paul Pairet, notamment distingué par le classement The World’s 50 Best Restaurants, cultive une approche plus expérimentale.
Trois sandwichs seront proposés, dont une création commune inédite. Celle-ci puise dans le souvenir des merguez dégustées à la sortie des stades et des troisième mi-temps de rugby. « On mise sur l’émotion et sur l’appartenance à une région. On avait vraiment envie d’expliquer qui nous sommes et d’où nous venons », confie Michel Sarran. Ce burger associe notamment bœuf français, épices inspirées de la merguez, pétales de chips, sauce à la graisse de canard et crudités.
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Pour Michel Sarran, il s’agit d’intervenir réellement sur le produit et pas seulement de lui apporter sa notoriété. « Je ne suis pas là pour poser un nom, justifie-t-il. Ça n’aurait aucun intérêt. » Le chef raconte : « Avec Paul, on a chacun travaillé de notre côté, puis on a mis nos recettes en commun avant de les proposer à Burger King. Au début, ils étaient un peu sceptiques. Puis, à la dégustation, ils ont dit : “Oui, c’est bon.” »
Cette collaboration illustre la stratégie de « création permanente » revendiquée par Burger King France. « On peut encore innover dans le burger », assure à Ouest-France son directeur général France depuis 2023, Alexandre Simon. « Baby Burger », « Poulet du dimanche », « Burger Mystère », « Ice Burger à la glace vanille » : l’enseigne souhaite aussi « raconter une histoire. » Certaines inventions ont ensuite été exportées. « Même aux États-Unis. La France inspire le monde », se félicite le dirigeant.
La créativité accompagne la croissance du groupe. En 2015, au moment du rachat de l’enseigne Quick, Burger King comptait 45 restaurants en France. Il en exploite désormais 640 (dont 30 en Bretagne, 30 en Normandie et 37 en Pays de la Loire), avec 185 franchisés.
Une cinquantaine de nouveaux établissements ouvrent chaque année, dont un tiers avec de nouveaux franchisés et malgré l’opposition, parfois, de certains restaurateurs locaux, craignant cette concurrence.
En 2026, sept ouvertures sont prévues dans le Grand Ouest : Baud (Morbihan), Blainville-sur Orne (Calvados), Carentan (Manche), Cholet (Maine-et-Loire), Ernée (Mayenne), Pont-Audemer (Eure) et Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique).
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Pour Burger King, née en 1954 aux États-Unis, la France est devenue le deuxième marché mondial.
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