Derrière les « casseurs » du 17 octobre, des profils bien plus divers qu’il n’y paraît
Des commerces pillés, des rues saccagées… Les débordements survenus samedi 17 octobre dans de nombreuses villes, en marge de manifestations portant notamment des revendications contre la vie chère, prennent désormais une tournure judiciaire. Ce lundi, sur France 2 , le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a fait état de « 2 331 gardes à vue pendant le week-end » dans tout le pays. « 70 % sont des majeurs » , a-t-il précisé, évoquant également des dizaines de placements en détention provisoire, dont 13 à Marseille.
Mais qui sont ces personnes interpellées après ces violences ? Les informations recueillies par nos soins auprès d’une dizaine de parquets dessinent une mosaïque de situations, dont les contours se préciseront encore au fil des investigations et des audiences. Plusieurs profils émergent déjà : des personnes peu connues de la justice, principalement des majeurs, mais aussi, dans certaines villes, une grande part de mineurs, et, un peu partout, des suspects de pillages opportunistes.
Après les débordements du 17 octobre, 855 personnes ont été interpellées dans la capitale, donnant lieu à 557 gardes à vue, selon les dernières données du parquet de Paris. Plus de la moitié de ces gardes à vue ont été prolongées ; elles concernent « notamment des vols, pillages dans des magasins, sur les Champs-Élysées, Châtelet, Saint-Lazare, République », a-t-il détaillé ce lundi.
Lire aussi : Après les violences du 17 octobre, le maintien de l’ordre à rude épreuve : « La seule solution, c’est le renseignement »
Dans la matinée, sur TF1 , la procureure de Paris Laure Beccuau a distingué les personnes présentes dès le début de la manifestation - que les services de police qualifient de « black blocs », en raison de leur tenue et de leur manière de s’organiser - de celles qui seraient venues profiter du désordre pour s’en prendre à des commerces.
À Paris, la magistrate a mentionné une proportion importante de personnes peu...
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.