Financement des lycées : ce que la France peut apprendre de ses voisins européens
Des établissements bloqués, des lycéens révoltés, des milliers de manifestants dans les rues et près de 5000 arrestations : les images du mouvement étudiant en France, initié fin septembre et parfois violent, ont fait le tour de l'Europe.
Les jeunes dénoncent pêle-mêle des conditions de travail dégradées, des professeurs non-remplacés ou encore trop d'heures de cours.
"Les images de lycées vétustes montrent des difficultés réelles, soulève Eric Charbonnier, analyste à la direction de l'éducation de l'OCDE.
Pourtant, la France dépense par élève 28 % de plus que la moyenne OCDE au lycée, contre 11 % de moins à l'école élémentaire et 4 % de moins au collège.
La question porte donc sur l'utilisation des moyens." Le système éducatif français reste l'un des plus centralisés d'Europe, avec très peu de marge de manœuvre laissée aux directeurs d'établissement, notamment pour le recrutement.
Le nombre important de "petits" lycées, qui accueillent moins de 100 élèves, et le grand volume d'heures de cours pèsent aussi sur les finances françaises.
Une exception dans le paysage scolaire européen.
Des lycéens français pas si délaissés Pays-Bas : l'autonomie au cœur du projet lycéen Des dépenses presque similaires pour chaque lycéen mais des dynamiques scolaires à l'opposé : alors que les Néerlandais se classent parmi les meilleurs élèves d'Europe, les performances des Français ne cessent de dégringoler.
Aux Pays-Bas, le système éducatif mise sur l'autonomie, avec des étudiants encouragés à apprendre par eux-mêmes.
Moins d'heures de cours, davantage de pensée critique.
Quant au budget, il ne va ni aux régions ni aux établissements directement, mais à des conseils d'administration scolaires, qui gèrent souvent plusieurs écoles et opèrent les choix décisifs au plus près du terrain.
Luxembourg : des investissements massifs sur l'humain Le Grand-Duché est le pays de l'OCDE qui dépense le plus pour ses lycéens, et de très loin (29 900 euros par an et par élève).
Principal investissement : les salaires des enseignants, qui peuvent toucher plus de 100 000 euros par an en fonction de leur expérience.
Résultat, le taux d'encadrement scolaire reste très élevé, avec 9 élèves par professeur (contre 13 en moyenne dans l'OCDE).
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.