Un pacte avec l'Arabie Saoudite menace le Pakistan d'être entraîné dans le conflit au Moyen-Orient
Le Pakistan pourrait-il entrer dans la guerre au Moyen-Orient , principalement menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran ? Malgré l'éloignement géographique d'Islamabad par rapport au conflit, cette thèse devient de plus en plus crédible.
Et pour cause : le 7 août dernier, alors que les frappes américaines en Iran avaient baissé en intensité, engendrant par là même moins d'attaques iraniennes sur les pays de la région, dont l'Arabie saoudite, Riyad a signé un pacte de défense avec le Pakistan et la Turquie.
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif réunis à La Mecque ont ainsi scellé cet accord engageant les trois pays à se soutenir en cas d'attaque.
Les principes de cette alliance entre ces trois pays sunnites, alliés de Washington, sont semblables à ceux défendus par l'article 5 de l'OTAN.
"Mauvais calcul" Selon le journal britannique The Guardian , Riyad s'est engagé auprès du Pakistan à des milliards de dollars d'investissements et de prêts vitaux.
En échange, Islamabad a accepté de former l'armée saoudienne, peu efficiente, et accepté que les forces armées pakistanaises devraient défendre l'Arabie saoudite dans le cas d'une attaque sur son territoire.
C'était sans compter sur les attaques de plus en plus virulentes et ciblées des rebelles houthistes, les alliés de l'Iran au Yémen, et pays voisin de l'Arabie saoudite.
Ces derniers jours, les rebelles houthistes ont ainsi revendiqué deux attaques en Arabie saoudite, dont une à Riyad.
"Les forces armées yéménites ont mené avec succès deux opérations militaires.
La première a visé des sites sensibles dans la capitale saoudienne, Riyad, et la seconde a visé des installations d'Aramco" , a déclaré Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis.
La semaine dernière, ils ont également attaqué un oléoduc traversant la péninsule arabique.
Alors que l'Arabie saoudite, pétromonarchie uctrariche dispose de dizaines de milliards de dollars en avions de chasse et en machines de guerre, elle n'a aucune expérience de la guerre pour combattre les Houthis, souligne The Guardian.
Néanmoins, les forces pakistanaises, entraînées pour faire face à la menace constante de l'Inde, seraient très précieuses en première ligne.
Alors désormais, le risque d'une activation du pacte de La Mecque plane de plus en plus sérieusement au dessus de l'armée d'Islamabad.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.