Jésus connaît ceux qui le cherchent. Commentaire de l’Évangile du vendredi 28 août
Au lendemain de la fête de sainte Monique, l’Église honore aujourd’hui son fils, le grand saint Augustin, évêque d’Hippone au tournant du IVe – Ve siècle, et docteur de l’Église. Jésus poursuit son « discours sur la fin » avec, aujourd’hui, la parabole des dix jeunes filles, cinq étant « insouciantes » à la différence des cinq « prévoyantes » quant à la réserve d’huile pour leur lampe.
Dans le Sermon sur la montagne, Jésus avait abordé la question des soucis matériels ; il a appelé les disciples à la confiance envers le Père. Ici, s’agissant de l’avènement du Royaume, il encourage la prévoyance. On pense à telle ou telle maxime de sagesse, comme « gouverner, c’est prévoir » ; ou au rejet de la paresse que le livre des Proverbes énonce en termes proches de ceux de Jean de la Fontaine : l’éloge de la fourmi travailleuse est le même. Le propos, limpide, prolonge celui d’hier : il nous faut être toujours prêts pour le retour du Maître, quelles que soient les circonstances et l’éventualité des événements.
Ne nous laissons pas décontenancer par les mots bien sévères de Jésus. S’il nous est difficile de l’imaginer nous dire un jour « Je ne vous connais pas », faisons tout pour qu’il n’en ait pas l’occasion : demeurons veilleurs, attentifs aux signes de sa présence, assidus à l’écoute de sa Parole ; entretenons la flamme de la prière et soyons fidèles à la mission qu’il nous confie.
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