Thélyson Orélien : des accusations de racisme à la supercherie, une nouvelle affaire Jason Arday
Après l’IA, le plagiat.
Lundi 21 septembre, Thélyson Orélien, auteur d’un premier roman phénomène qui semblait survoler la rentrée littéraire, C’était ça ou mourir (Grasset), a été accusé par le compte anonyme "Balance ton Claude", d’avoir eu fortement recours à l’intelligence artificielle.
Depuis, les déboires s’accumulent pour l’auteur canadien d’origine haïtienne.
Le quotidien québécois La Presse a fait savoir le 23 septembre qu’une chronique de Thélyson Orélien datant de 2013 n’était en réalité qu’une "traduction légèrement remaniée" d’un article d'un journal philippin .
D’autres textes publiés par l’écrivain sur des blogs ou dans le HuffPost Québec contiennent des passages empruntés.
Mais le plus gênant est que sa nouvelle, qui lui avait permis de remporter le Prix du public de Radio-Canada en 2012, n’est qu’une resucée de la préface du best-seller ésotérique Le Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier.
Chez Pauwels : "Je suis d’une grande maladresse manuelle et le déplore.
Je serais meilleur si mes mains savaient travailler.
Des mains qui font quelque chose d’utile plongent dans les profondeurs de l’être et y débondent une source de bonté et de paix." En version Orélien : "Je suis d’une grande maladresse manuelle et le déplore.
Je serais meilleur si mes mains savaient travailler.
Des mains qui font quelque chose d’utile plongent dans les profondeurs de l’être et y débordent une source de bonté".
Le malaise est d’autant plus grand que dans la suite du texte, Thélyson Orélien n’a pas hésité à mêler son histoire personnelle à son plagiat.
"Mon père possédait une trentaine de livres, rangés dans l'étroite armoire de son atelier, avec des bobines, des craies, des épaulettes et des patrons.
Il y avait aussi, dans cette armoire, des milliers de notes prises d'une petite écriture appliquée sur le coin de l'établi, pendant les innombrables nuits de labeur.
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