Grève des pompiers : “La France n’a plus un sou, pas même pour ses héros”
Cet été, en France, les “soldats du feu” sont célébrés comme des héroïnes et des héros. Et ils le méritent bien.
Les feux de forêt atteignent un nombre et une ampleur sans précédent. À Fontainebleau, dans le Var, en Gironde, dans les Landes : partout des “mégafeux”, des “incendies XXL”, parfois simultanément. En ce moment même, une forêt du sud de Rennes est en flammes. Le feu a pris jusque sur le littoral du Pas-de-Calais, dans le nord du pays, où il n’y a d’ordinaire jamais d’incendie.
Les incendies s’enchaînent ainsi depuis juin : c’en est trop, tout simplement. Les héros sont fatigués, et ils se sentent abandonnés – par l’État.
Pour la première fois de l’histoire, tous les syndicats de pompiers de France se sont unis pour protester lors d’une journée de grève, jeudi 13 août. Seuls ceux qui étaient en train de se battre contre les flammes n’y ont pas participé. Mais ils portaient un brassard en signe de solidarité avec les grévistes.
Les sapeurs-pompiers se plaignent d’un manque criant de moyens. Un manque de tout : effectifs, équipements, argent. Sur un total de 250 000 pompiers, seuls 44 000 sont professionnels ; les autres sont volontaires. Le matériel est antique, les masques ne les protégeraient pas contre les gaz toxiques. Et puis il y
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Article réservé aux abonnés Vu d'Allemagne. La grande histoire de la forêt des Landes, de Napoléon III à Sempé
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