OM-PSG: touché mais pas coulé, Genesio assume et garde le cap avant le Classique
Très marqué par ce quatrième revers de rang à Besiktas (4-1), Bruno Genesio essaye de rester combatif et concentré sur OM-PSG. Mais ce début de saison pourrait déjà laisser des traces, surtout en cas de nouvelle défaite ce dimanche. Bruno Genesio accuse le coup. Désabusé, impuissant et enfoncé de longues minutes sur le banc en fin de match, l'entraîneur de l'OM a forcément très mal vécu cette nouvelle claque reçue à Istanbul face au Besiktas . Au-delà de la défaite, Genesio n’a pas aimé certaines attitudes. Trop de naïveté, un manque de concentration, d’engagement ou de détermination, et des approximations multiples sont dans le viseur du coach olympien.
Sur le premier but, Angel Gomes - fragile et très décevant depuis le début de saison à l’exception du match initial contre Strasbourg - s’écroule après un contact qui ne méritait pas que le milieu de terrain s’arrête aussi net. Sur la deuxième réalisation du Besiktas, Genesio ne comprend pas comment son équipe peut être prise à défaut et le milieu se faire transpercer aussi rapidement après une touche quelconque, dans la moitié de terrain turque.
Le troisième but encaissé sur corner illustre aussi un vrai manque d’agressivité pour contrer la tête d' Amir Murillo , qui s’est élevé dans les airs avec une facilité déconcertante. Son équipe a donc craqué et lâché, physiquement et mentalement. Genesio avait du mal à l’accepter , dans le vestiaire et dans l’avion du retour d’Istanbul, la nuit dernière.
Pourtant très soutenu en interne et par les supporters, le technicien de l’OM commencerait presque à douter de ses choix et de son management. "Il y a toujours une responsabilité de la part de l'entraîneur", assumait Genesio jeudi soir. "Ce serait trop simple de se demander dans quelle galère je me suis mis. Ça ne servirait pas à grand-chose et ça ne ferait pas avancer ce qu'on doit faire pour progresser. Forcément, il y a une grosse remise en question de ma part aussi. Je ne peux pas occulter que depuis le premier match de Strasbourg, on n'a pas réussi à corriger les erreurs de cette équipe".
Bruno Genesio reste tout de même concentré sur la suite et surtout sur le match contre le PSG, avant lequel il faudra, prévient-il, "retrouver de l'énergie, garder de la solidarité entre tous, les joueurs, le staff et tous les gens du club, parce que c'est important".
Il sera ensuite temps de profiter de la longue trêve internationale pour faire un point en interne. Genesio est au fond de lui tiraillé entre deux sentiments. Le premier: une vraie frustration voire une certaine colère d’avoir débuté cette aventure olympienne dans des conditions qu’il n’imaginait pas aussi délicates. Genesio s’est rendu compte au fur et à mesure que tout ne lui avait pas été dit concernant la situation du club, il espérait 3 à 4 recrues - notamment un gardien, un milieu de terrain et un joueur offensif - et attend toujours, donc, une prise de parole transparente de l’actionnaire sur la situation du club et les ambitions en berne, au moins pour cette saison.
L’autre sentiment est celui d’un entraîneur combatif, qui sait que l’OM n’a pas non plus été gâté par le calendrier du début de saison.
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