« Le Rouge et le noir » : pourquoi la série avec Victor Belmondo est une adaptation réussie du roman de Stendhal ?
L’heure est aux adaptations littéraires sur le petit écran. Après des productions comme Désenchantées , Le Parfum du bonheur ou encore La Peste , France Télévisions s’attaque à un autre monument de la littérature française. Près de deux siècles après sa publication, Le Rouge et le noir se réinvente. Publié en 1830, le roman social et psychologique de Stendhal, autant admiré pour son écriture que pour la finesse de son regard sur la société, se réinvente dans une série de 4 épisodes, disponible ce vendredi 21 août 2026 sur France.tv .
En restant fidèle au récit d’origine, la série retrace l’ascension sociale de Julien Sorel (incarné par Victor Belmondo ), jeune homme issu d’un milieu modeste qui rêve d’échapper à sa condition. Fils de charpentier, cultivé mais méprisé par son entourage, il tente de gravir les échelons d’une société profondément hiérarchisée, où la naissance vaut souvent davantage que le mérite.
Entre le « rouge », synonyme de son ambition militaire, et le « noir », son souhait d’une carrière ecclésiastique, Julien Sorel tente de se frayer un chemin. « Ce qui l’attire dans les deux, c’est surtout de sortir de sa condition sociale, détaille Victor Belmondo. Julien est contre le déterminisme social et est prêt à tout pour en sortir. L’armée et l’église, à cette époque-là, sont preuves d’ascension sociale. »
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Brillant et manipulateur, sincère mais calculateur, passionné mais froid lorsque son ambition prend le dessus, Julien Sorel fait un premier pas hors de sa condition sociale en devenant précepteur des enfants de M. de Rênal. Au sein de cette famille, il fait ses preuves et découvre une vie qui n’est pas la sienne. « Il procède avec malice, avec fougue, confie Victor Belmondo. C’est un personnage d’une grande intelligence et il la met au service de sa soif d’ascension. Au risque de s’y perdre. »
Son ambition se heurte pourtant rapidement à un élément qu’il n’avait pas calculé : ses sentiments pour Madame de Rênal ( Virginie Ledoyen ). Julien Sorel noue avec elle une relation amoureuse qui bouleverse leurs existences respectives. « Louise est une femme qui vit sous des préceptes religieux mis à mal lorsqu’elle rencontre Julien Sorel, indique Virginie Ledoyen, brillante dans ce rôle. Ce n’est pas qu’un désir physique, elle se découvre avec lui. Elle ne savait pas qu’elle avait ça en elle et c’est pour ça qu’elle n’est pas juste une petite chose fragile. »
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Après un passage compliqué au séminaire de Besançon, Julien Sorel devient finalement le secrétaire du marquis de La Mole, à Paris. C’est là qu’il rencontre Mathilde ( Camille Razat ), la fille du marquis, une jeune aristocrate brillante, indépendante et passionnée. D’abord intriguée par ce jeune homme d’origine modeste, elle finit par tomber amoureuse de lui, donnant naissance à une relation aussi passionnée que conflictuelle. Avec elle, les rapports deviennent un véritable jeu de pouvoir où l’amour se mêle à l’orgueil, au prestige et aux stratégies sociales.
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