Canada : les concessions de Mark Carney pour éviter les droits de douane de Donald Trump
Moins d'une journée pour trouver un accord.
C'est le temps dont dispose le Premier ministre canadien, Mark Carney, pour éviter à son pays de subir une hausse de 50 % des droits de douane imposés par son voisin américain.
L'ultimatum est fixé ce mardi à minuit (six heures du matin le mercredi 19 août à l'heure de Paris).
La fin des négociations, déjà entamées, s'annonce ardue : il y a quelques semaines, Donald Trump a qualifié d'"odieux" et de "méchants" les dirigeants canadiens, dans des propos rapportés par plusieurs médias américains.
Les relations commerciales entre les deux pays, historiquement exemptés ou presque de droits de douane, se sont encore dégradées depuis que Donald Trump a invoqué, le mois dernier, un texte de 1930 jamais utilisé, la "Section 338" d'une loi américaine.
Selon l'interprétation de la Maison-Blanche , elle permet au président d'imposer des droits de douane si une "discrimination" ou un "déséquilibre" menacent le commerce des Etats-Unis par rapport à un autre pays.
Jusqu'ici, le Canada applique des mesures de rétorsion décidées par le gouvernement précédent, celui de Justin Trudeau.
La semaine dernière, Jamieson Greer, le représentant étatsunien au commerce, a annoncé la couleur devant des journalistes lors d'un déplacement dans l'Iowa.
"Si un pays prend des mesures de rétorsion à notre encontre, nous ne le tolérerons évidemment pas", a-t-il prévenu.
Déjà, les Canadiens ont levé une partie de ces mesures, comme la taxe sur les transactions en ligne, qui pénalisait fortement le secteur américain de la tech.
Dans la même veine, ils ont accepté de partager les revenus générés par un nouveau pont reliant Detroit à l'Ontario - alors que le Canada a entièrement financé sa construction.
Des concessions ciblées Un échec des négociations fragiliserait les relations commerciales déjà tendues entre les deux pays.
Le Canada reste le deuxième partenaire commercial des Etats-Unis, rappelle le New York Times .
Selon des déclarations de Dan Ujczo, avocat spécialisé dans le commerce international, au Washington Post , la tendance des dernières heures était plutôt à l'optimisme, car "les deux parties souhaitent un accord." Mark Carney a prévu d'appeler directement Donald Trump avant l'échéance fixée.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.