Arthur Fils vainqueur à Cincinnati : avant lui, qui sont les Français à avoir gagné un Masters 1000 ?
Douze ans que le tennis tricolore attendait ça. En s’imposant après un tournoi fabuleux au Masters 1000 de Cincinnati , Arthur Fils a changé de costume. Il s’invite désormais à la table des joueurs tricolores qui ont réussi l’exploit de remporter un tournoi de cette prestigieuse catégorie. Le titre d’Arthur Fils, juste avant le début de l’US Open, est une parfaite occasion pour remonter le fil de ces Français qui ont réussi à inscrire leur nom au palmarès de ces tournois pas comme les autres. Avant lui, seuls cinq Français avaient déjà remporté un Masters 1000. Qui sont ils ?
Faire un retour en arrière sur l’histoire du tennis hexagonal, c’est souvent tomber sur Yannick Noah. Le cas des Masters 1000 ne fait pas exception, même si ces tournois n’avaient pas encore cette appellation à l’époque du franco camerounais. À partir de l’ère Open en 1970, les tournois les plus prestigieux, hors Grands Chelems, étaient déjà ceux de Rome, Monte-Carlo, Cincinnati ou Toronto par exemple. Ils ont pris l’appellation Masters une fois ce circuit créé en 1990.
Yannick Noah s’est ainsi imposé sur deux tournois de cette manière. C’était à chaque fois sur terre battue dans des rencontres en trois sets gagnants. D’abord en 1983, à Hambourg, où il battait l’Espagnol José Higueras (3-6, 7-5, 6-2, 6-0) et préparait parfaitement Roland-Garros qu’il gagnera. Puis en 1985, à Rome, face au Tchèque Miloslav Mecir (6-4, 3-6, 6-2, 7-6).
En très grande forme lors de la saison 1986, le Lillois Henri Leconte atteint son meilleur classement, à la 5e place de l’ATP en 1986. Il sort d’une saison durant laquelle il a atteint les demi-finales de deux tournois majeurs, à Roland-Garros et Wimbledon, ainsi que les quarts à l’US Open, sorti par le n° 1 Ivan Lendl.
En septembre 1986, il enchaîne et remporte le tournoi de Genève. Une semaine plus tard, il s’empare, comme Noah trois ans avant lui, du prestigieux titre de Hambourg. Il écarte lui aussi Miloslav Mecir en quatre sets (6-2, 5-7, 6-4, 6-2).
Il est le Français qui compte le plus de finales de Masters 1000, avec cinq apparitions. Dont deux titres. Et ces deux succès ont été remportés lors en 1991, de loin la meilleure année de sa carrière. « J’abordais tous les matchs en me disant que je pouvais gagner » , revenait-il pour L’Équipe . En effet, le tricolore s’offre deux victoires en Championship Series (ancienne appellation du Masters 1000) à Cincinnati puis à Paris, où il devient le premier vainqueur Français.
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Il s’offre Boris Becker, n° 1 mondial, mais perd en finale d’Indian Wells. Mais s’impose par deux fois contre Pete Sampras dans ses deux finales de Masters 1000 remportées. En deux sets gagnants à Cincinnati (2-6, 7-6, 6-4), puis en trois à Paris (7-6, 4-6, 5-7, 6-4, 6-4). En 1991, il finira même par remporter la Coupe Davis face aux USA de Sampras et Agassi.
C’est le seul titre en Masters 1000 de Sébastien Grosjean, et il a été fêté à domicile. En 2001, il atteint les demi-finales de Roland-Garros et s’offre le Paris Masters.
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