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Impôts, Éducation nationale… Qui se cache derrière ZeroBytes, ce duo de hackers qui revendique plusieurs cyberattaques ?

Ouest-France ·
Impôts, Éducation nationale… Qui se cache derrière ZeroBytes, ce duo de hackers qui revendique plusieurs cyberattaques ?

Depuis la mi-juillet, ZeroBytes revendique déjà une demi-douzaine de compromissions, sans rapport entre eux sinon des centaines de milliers de fichiers utiles à d’autres pour organiser des campagnes d’hameçonnage (phishing), des usurpations d’identité, des escroqueries, des cambriolages… « Je cherche, je trouve et je fais », se justifie ZeroBytes auprès de FrenchBreaches.

Avant le piratage monstre de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) , qui concerne au moins 678 000 particuliers et professionnels selon le fisc, le binôme s’en est d’abord pris à EVA, une société spécialisée dans les expériences en réalité virtuelle dont ils ont aspiré 70 000 comptes et 119 000 réservations, d’après Le Figaro . Puis leurs revendications sur des blogs du dark web n’ont fait que se multiplier, eux qui estiment que « tout se vend », prêts à « tout ce que [l’on] peut ».

Lire aussi : ENTRETIEN. Piratage du site des impôts : « L’attaquant n’est pas du tout quelqu’un de technique »

Intermarché Drive (au moins 278 000 clients prévenus), Bureau Vallée, la Fédération française de handball (plus d’un million de fiches adhérents consultées le 10 août), l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et le fisc , jusqu’à ce lundi 17 août, l’Éducation nationale . Le groupe a également affirmé pendant l’été avoir volé des données à un grand opérateur téléphonique français et à un groupe hôtelier, dont les attaques n’ont pas été confirmées par les entreprises concernées.

Sur les forums de vente de données volées, les organisations françaises figurent régulièrement parmi les cibles. Elles seraient « faciles à pirater », affirme ZeroBytes à l’ AFP pour expliquer son intérêt pour la France.

Alors que les fichiers du fisc auraient déjà été vendus, selon ZeroBytes, à « deux personnes » pour une somme se chiffrant en « milliers d’euros », « les données sont toujours en vente » puisqu’une même base peut être copiée et cédée à plusieurs clients. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, notamment pour « extraction frauduleuse de données » et « association de malfaiteurs ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu a, de son côté, convoqué une réunion de crise interministérielle . Les pirates risquent dans cette affaire sept ans de prison pour « extraction frauduleuse de données ».

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