ENTRETIEN. « Depuis qu’on est sur cinq jours, il faut programmer autrement » : affirme le directeur de Rock en Seine
La programmation de l’édition 2026 de Rock en Seine, qui se tiendra de ce mercredi 26 au dimanche 30 août, joue les contrastes, avec des journées aux couleurs musicales marquées. Un mercredi plutôt musiques urbaines autour de Tyler the Creator. Un jeudi très électro-pop-rock autour de Lorde. Un vendredi rock et pop indé autour de Nick Cave. Un samedi plus musclé autour de Deftones. Et enfin un dimanche plus cold autour des grands anciens de The Cure. Matthieu Ducos, directeur du festival décrypte ces choix et contraintes. Et les difficultés qui s’accumulent pour les organisateurs de ces grands événements.
Directeur de Rock en Seine depuis 2021, vous êtes impliqué dans le festival depuis ses débuts. Qu’est-ce qui a changé fondamentalement dans la programmation ?
Quand on démarre le festival, en 2003, il y a moins d’événements d’ampleur. Ou en tout cas, ils sont moins structurés. Il y avait alors des gros festivals en France et au Royaume-Uni. Depuis, la concurrence s’est énormément accentuée avec le développement de festivals en Europe du Sud et de l’Est. Et il y a maintenant beaucoup plus de concerts de grands artistes, qui se produisent dans de nouvelles salles beaucoup plus grandes, qui pour beaucoup n’existaient pas encore il y a vingt ans. Les festivals sont moins des opportunités uniques de toucher un large public. Les artistes ont donc beaucoup plus de choix.
Votre programmation quotidienne est de plus en plus axée autour d’une mouvance ou d’un artiste. Comment s’est faite cette évolution ?
Nous avons commencé par une seule journée de festival. On a tout de suite enchaîné avec 2 jours, puis rapidement 3 jours. En post-COVID, on a ambitionné de faire un festival de 5 jours. Quand on...
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.