Retour de Mistral, succès de DeepSeek : "Les modèles ouverts ont six mois de décalage sur les IA propriétaires"
La pression s’accentuait sur lui.
Mistral a relevé le gant.
L'entreprise dirigée par Arthur Mensch est revenue dans la course, début octobre, en dévoilant un modèle qui réduit l'écart avec les IA chinoises de pointe.
Comme elles, la licorne française fait le choix de l' open weights .
Sage stratégie pour populariser ses IA.
Cela marche si bien que les Américains s'inquiètent désormais de l'envol de cette myriade de modèles ouverts très compétitifs.
Les laboratoires comme OpenAI et Anthropic serinent que c’est dangereux.
Acteur emblématique de l’Internet moderne, la Linux Foundation explique, au contraire, pourquoi l’open source peut amener une sécurité accrue à l’IA .
Entretien avec Mirko Boehm, directeur senior des développements collaboratifs de la fondation en Europe.
L'Express : Certains acteurs de l’IA affirment qu’il est dangereux de communiquer au monde entier les poids de ses modèles d’IA, comme le font les acteurs dits "open weights".
Qu’en pensez-vous ? Mirko Boehm : Soumettre des logiciels à l'examen d’un nombre accru de personnes les rend plus sûrs, pas plus dangereux.
Les infrastructures open source sont bien plus contrôlées que les produits fermés classiques.
L'IA renforce cela car elle ne peut observer, apprendre et améliorer que le code qu’elle peut voir.
Le défi est qu’il y a un écart entre les capacités des modèles IA et les outils de supervision.
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