Pourquoi les dynasties patronales sont le pilier de notre souveraineté
Une belle endormie, au soleil de la Méditerranée.
Fondé au XVIIIe siècle, élevé au classement des crus classés des côtes-de-provence en 1955, racheté par un milliardaire indien en 1973 puis délaissé par ses héritiers, le Château Galoupet, sis à La Londe-les-Maures, dans le Var, ronronnait entre mer et maquis.
Jusqu’à son rachat en 2019.
Et sa renaissance.
Après avoir divisé par trois les volumes, le domaine propose désormais un rosé de haute gastronomie.
La bouteille, en verre recyclé, arbore une élégante sérigraphie – en lieu et place de l'étiquette papier, pour réduire son impact environnemental.
La certification bio, dès 2023, des 69 hectares de vignes s’est doublée cette année de l’obtention du label ROC , l’un des standards les plus rigoureux au monde en matière d’agriculture régénérative.
"Le renouveau de la maison repose sur deux piliers : la gestion durable de nos parcelles et la montée en gamme de nos vins", résume Mathieu Meyer, son directeur, à la tête d’une vingtaine de salariés.
Derrière cette résurrection, un fleuron de l'économie française, qui ouvrira du 16 au 18 octobre les portes du Château Galoupet au public, comme celles de dizaines d’autres sites, ateliers, boutiques ou hôtels lui appartenant.
L’initiative, clin d’œil aux Journées du patrimoine, s’intitule les "journées particulières".
Elle est signée LVMH.
Maillon clé Contrôlée à plus de 50 % par Bernard Arnault et ses proches, la multinationale du luxe est une de ces entreprises familiales qui constituent le maillon clé de notre souveraineté, thème du colloque organisé par L’Express le 24 septembre au théâtre Marigny à Paris.
Sur le papier, une parmi des millions.
Mais avec LVMH, le papier pèse lourd : 81 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier, plus de 6 milliards de dividendes, 200 milliards de capitalisation boursière à ce jour...
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