Avec la sécheresse en France, 40 000 personnes face au risque de pénurie d'eau potable
Alors qu'une nouvelle canicule s'étend jeudi sur l'Hexagone, des dizaines de communes sont contraintes de se ravitailler en eau potable par camion-citerne ou dons de bouteille tandis que 70 % du territoire fait l'objet de mesures de restrictions des usages en raison de la sécheresse. Certaines localités françaises pourraient-elles venir à manquer d'eau potable ? Éléments de réponse.
Par : Grégoire SAUVAGE Elle est l'une des plus de 80 communes françaises touchées : perchée à 900 mètres d'altitude au cœur du Parc naturel régional du Haut-Languedoc, Le Soulié connaît une panne sèche depuis la mi-juillet. Trois hameaux sur les neuf que compte le village doivent être ravitaillés en eau potable en raison de la sécheresse .
"Depuis le bourg principal où nous avons un forage, il nous faut emmener une citerne pour réalimenter les réservoirs des hameaux trois à quatre fois par semaine. D'habitude, ces ruptures interviennent en fin d'été, voire en début d'automne", détaille Pierre Bailly, le maire du Soulié.
Résultat : un débit parfois capricieux pour les habitants – au nombre de 145 l'hiver mais bien plus nombreux l'été en raison des nombreuses résidences secondaires – ainsi qu'une inquiétude grandissante chez les agriculteurs et les éleveurs dans cette région aux prairies brûlées par le soleil et aux cours d'eau à sec .
Six cents kilomètres plus au nord, en Bourgogne, Quincy-le-Vicomte vit aussi au rythme des rotations d'un camion-citerne, deux à trois fois par semaine depuis le début de l'été. "Pour le moment, on a de l'eau en continu et le débit est normal. Après, on fait attention, on coupe le robinet dans la douche quand on se savonne et on ne tire pas d'eau bêtement quand on fait la vaisselle", raconte Jérôme, chaudronnier dans ce village de Côte-d'Or.
Même situation exceptionnelle à Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace), qui pour la première fois est contrainte d'avoir recours à un camion-citerne pour alimenter son réseau.
La mairie a aussi distribué aux habitants une liste de gestes à adopter pour économiser la ressource. "Quand on prend de l'eau chaude, il faut d'abord récupérer l'eau froide. Quand on se brosse les dents, il ne faut pas laisser couler l'eau du robinet", témoigne une habitante auprès de l'AFP.
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À Gérardmer, dans les Vosges, où il n'est pas tombé une seule goutte de pluie depuis deux mois, c'est le lac qui est mis à contribution depuis mercredi 12 août pour éviter une coupure d'eau au robinet. "C'est une solution de secours indispensable. On n'aurait pas ce lac, nous n'aurions plus d'eau dans nos réseaux", affirme sur France 2 Damien Descoups, président de la régie des eaux de Gérardmer.
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Mais toutes les communes n'ont pas cette chance alors que le niveau des nappes phréatiques est au plus bas dans certaines régions.
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