Le rêve américain d’Alain Decker au pays du polar
Alain Decker nous attend seul. On est presque surpris. Sur Facebook, pas une séance de dédicace sans que le Caennais ne poste une photo avec un de ses lecteurs ou un auteur. Presque un king du selfie. N’y voyez pas d’ego démesuré, c’est juste qu’il aime partager son plaisir de « grand gamin qui n’a pas vieilli. Je vis un conte de fées, j’ai du mal à y croire », avoue-t-il, dans un débit saccadé qui fait son style.
L’écriture est venue tard chez ce Strasbourgeois d’origine, mais pas la lecture. Enfant, il piochait compulsivement dans l’imposante bibliothèque familiale. Mais sa priorité, c’est le voyage. Bac en poche, il file chez sa grand-mère américaine à San Diego. C’était une migrante. Elle a fait le trajet assez rare des États-Unis vers l’Europe quand ses parents ont plongé avec la crise de 1929. Elle est repartie quand Alain avait 9 ans. Mes parents pensaient qu’être...
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