« C’est assez spectaculaire » : avec la canicule, les serpents se réfugient en nombre dans les maisons et les jardins
L’été 2026 est inédit en France et le Maine-et-Loire n’est pas épargné par les épisodes caniculaires et son corollaire, la sécheresse. Il n’y a pas que les humains qui souffrent. La faune sauvage elle aussi, semble prise de court par ces conditions historiques. C’est le cas notamment des reptiles et en particulier, des serpents à la recherche de fraîcheur. Il y a plein de cas dans le Maine-et-Loire de serpents qui franchissent le pas des habitations, c’est assez spectaculaire , constate Cyril Michel, vice-président de la Société herpétologique de Touraine. On est débordé en cette période avec plus de dix sollicitations par jour , analyse-t-il. Les serpents peuvent mourir des fortes chaleurs. Alors quand ils rentrent en estivation, un peu comme l’hibernation, mais en été, ils veulent se mettre au frais .
> À LIRE AUSSI | Cette habitante découvre un serpent « dans sa maison entièrement entourée par l’eau » en Maine-et-Loire
Du frais, certains reptiles en trouvent donc… dans les maisons, dans nos garages ou des dépendances , raconte Cyril Michel. Ce fut le cas il y a quelques jours pour une habitante de Vivy, au nord de Saumur (Maine-et-Loire). Cette dame a été confrontée à de multiples rencontres avec des serpenteaux à son domicile . La faute aussi à la chaleur, qui a avancé les naissances des couleuvreaux de 15 jours. Eux, cherchent leur territoire et sont assez imprudents , constate l’expert. Lorsqu’on a une ponte dans son jardin on peut trouver deux, trois, quatre couleuvreaux comme c’est le cas ici , ajoute-t-il. Le rôle de Cyril ? Rassurer et prendre le temps d’expliquer que c’est temporaire. Ils ne vivent pas en communauté et vont finir par se disperser . Je lui ai aussi conseillé, si possible, de reboucher les trous dans la pierre de sa maison pour qu’ils ne puissent pas rentrer , ajoute-t-il.
Comme si cela ne suffisait pas, la propriétaire de cette maison est également tombée sur une couleuvre jaune et verte, dite Hierophis viridiflavus , bien plus imposante, en bordure de sa fenêtre. C’était une grosse couleuvre , constate, photo à l’appui, Cyril Michel. À la taille adulte, cette espèce, qui aime grimper notamment dans les combles, peut atteindre jusqu’à 1m50… .
> À LIRE AUSSI | Elle tombe nez à nez avec un boa constrictor devant la porte de sa maison
Cette hausse des populations, assez exceptionnelle , est perceptible sur l’ensemble du département. Exemple au Louroux-Béconnais, cette fois-ci, dans un bassin de jardin. On a été appelé pour la présence de trois grands serpents, des couleuvres helvétiques , raconte le spécialiste. Oui, les serpents ont très chaud, très soif donc ce n’est pas si étonnant et on a eu plusieurs cas dans les bassins de jardin cet été . Cette espèce, elle, se nourrit plutôt de petits poissons et amphibiens mais si son espace naturel est à sec, elle se déplace et doit trouver un autre endroit . Si ces situations ont de quoi surprendre, car elles sont peu habituelles, Cyril Michel que ces deux espèces ne sont pas dangereuses pour les enfants, les animaux . Des serpents inoffensifs et protégés, que l’on pourrait être de plus en plus amené à croiser avec le réchauffement climatique.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.