Violences du 17 octobre : la France, écran de tous les fantasmes, y compris les plus sombres
De Madrid à Bruxelles, de Milan à Paris, l’Europe manifeste.
Les revendications diffèrent, mais l’inquiétude est commune.
En Espagne, les manifestants dénoncent des loyers inaccessibles.
En Belgique, les syndicats défendent les services publics contre les coupes budgétaires.
L’Italie ressemble davantage à la France : établissements dégradés, vie chère, jeunesse excédée.
Des collectifs italiens appellent à manifester "comme en France", solidaires des lycéens français.
Des cortèges ont dégénéré à Milan et Turin.
N’oublions pas que les black blocs ont marqué les esprits à Gênes, lors du G8 de 2001, et que ses tactiques sont originaires d’Allemagne.
Partout, une question reste en suspens : quelle vie attend les jeunes ? Se loger, étudier, travailler sans s’appauvrir, croire encore à l’ascension sociale : rien ne va plus de soi.
En Italie, cet horizon bouché n’a rien de nouveau.
Le climat, pourtant, reste étrangement discret malgré un été de canicules.
Et partout grandit la défiance envers des gouvernements incapables, semble-t-il, de protéger l’avenir.
Le rêve français se teinte d'inquiétude La France n’est donc pas seule.
Mais elle garde dans l’imaginaire mondial une place à part : ce qui s’y passe nourrit depuis longtemps les rêves des uns et les peurs des autres.
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