Le Venezuela signe de nouveaux contrats énergétiques sous l'égide des États-Unis
Après l'annonce, les 28 et 29 août, d'un accord bilatéral pouvant permettre à Washington de contrôler environ 1/5e des réserves pétrolières du Venezuela, Delcy Rodriguez a signé, mercredi 2 septembre, en présence du secrétaire d'État américain à l'Énergie, une série de contrats énergétiques avec plusieurs compagnies internationales. Une journée historique, selon la présidente vénézuélienne et son interlocuteur.
L'entreprise italienne ENI et l'entreprise américaine Chevron font partie des compagnies ayant conclu, mercredi 2 septembre, des accords avec les autorités intérimaires du Venezuela . Il s'agit à la fois de nouveaux contrats mais aussi de l'adaptation d'anciens accords à la nouvelle législation du pays, devenue beaucoup plus libérale depuis le début de la tutelle des États-Unis .
L'administration Trump met également la main sur des puits de brut nationaux, avec une prise de participation inédite et polémique dans une compagnie pétrolière vénézuélienne. Mais le secrétaire d'État américain à l'Énergie, Chris Wright, a préféré mettre en avant les bénéfices attendus de ces accords : « La mission du président Trump est d'apporter la paix, la liberté, des opportunités et la prospérité au peuple vénézuélien . Ce n'est que le début, mais aujourd'hui, nous vivons une journée spéciale. »
Ces accords font toutefois l'objet de nombreuses critiques. Sont notamment dénoncés le manque de transparence, l'absence de légitimité du gouvernement de Delcy Rodriguez pour engager le pays dans des contrats à long terme, ainsi que la coercition états-unienne exercée sur les autorités vénézuéliennes. Au sein de la population, certains doutent également de pouvoir bénéficier de la manne financière promise par ces nouveaux accords énergétiques .
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