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Les droits de douane de Donald Trump de 100% sur les drones importés entrent en vigueur ce jeudi pour "réduire la dépendance" des États-Unis à des fournisseurs étrangers

BFMTV ·
Les droits de douane de Donald Trump de 100% sur les drones importés entrent en vigueur ce jeudi pour "réduire la dépendance" des États-Unis à des fournisseurs étrangers

Le président américain avait justifié cette décision par la protection de la sécurité nationale du pays, alors que l'industrie du drone est très largement dominée par la Chine. Les droits de douane allant jusqu'à 100% sur une large série de drones importés ainsi que des composants, voulus par le président américain Donald Trump, sont entrés en vigueur ce jeudi 3 septembre.

Le président américain avait justifié cette décision, annoncée le 13 août dernier, par la protection de la sécurité nationale du pays, alors que l'industrie du drone est très largement dominée par la Chine.

La nouvelle surtaxe de 100% doit s'appliquer pour les drones dont le poids au décollage dépasse 25 kilogrammes, pour ceux équipés de caméras thermiques, pour les stations d'accueil pour drones et pour certains composants. Un droit de douane de 25% est prévu pour les drones plus petits.

Le but, selon Donald Trump, est d'"encourager la production" de drones aux États-Unis et de "réduire la dépendance" à des fournisseurs étrangers.

Pékin avait dénoncé ces mesures le 20 août dernier, estimant qu'elles "étendent de manière excessive la notion de sécurité nationale (et) constituent une discrimination à l'encontre des produits chinois".

Ces droits de douane "perturbent la chaîne d'approvisionnement mondiale des drones et nuisent à un marché équitable et concurrentiel. La Chine s'y oppose fermement", avait alors déclaré à la presse He Yadong, porte-parole du ministère chinois du Commerce.

Il s'agit de la dernière mesure en date du gouvernement pour renverser la vapeur et soutenir une industrie américaine du drone, indépendante des fournisseurs étrangers, et particulièrement chinois.

La société chinoise DJI, fondée en 2006, contrôle plus des deux tiers du marché mondial des drones, selon plusieurs études. Ses produits sont très populaires dans le monde entier, jusqu'à la ligne de front entre l'Ukraine et la Russie.

L'entreprise est depuis plusieurs années dans le collimateur de Washington, qui lui a reproché d'avoir fourni des produits pour la surveillance des minorités ethniques en Chine, en particulier les Ouïghours.

Elle est d'ailleurs depuis 2022 sur la liste américaine des entreprises chinoises liées à son armée, et qui font dès lors l'objet de restrictions dans l'accès aux technologies américaines. DJI s'était battu en 2024 contre sa présence sur cette liste, assurant n'être "ni détenu ni contrôlé par l'armée chinoise."

Dans une note officielle de décembre 2025, le gouvernement américain établissait le besoin de construire des drones et leurs composants aux États-Unis, ce qui "réduirait le risque d'attaque directe et de perturbation par des drones, de surveillance non autorisée, d'exfiltration de données sensibles et d'autres risques à la patrie."

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