Législatives en Suède : un scrutin serré qui pourrait faire entrer l’extrême droite au gouvernement
C'est un scrutin serré qui se joue pour les législatives en Suède , ce dimanche 13 septembre, entre deux projets à l'opposé.
Face à face : le bloc de droite du Premier ministre conservateur Ulf Kristersson, au pouvoir depuis 2022, et une opposition de gauche menée par l’ancienne Première ministre sociale-démocrate Magdalena Andersson.
Mais derrière le duel entre les deux camps, une autre question domine le scrutin : celle de l’entrée au gouvernement des Démocrates de Suède (SD), une formation d’extrême droite devenue prépondérante dans le paysage politique suédois.
Selon l'un des derniers sondages, publié vendredi par la radio publique Sveriges Radio , les partis de gauche sont crédités de 50,8 % des voix (une avance moindre qu'il y a quelques mois), contre 47,6 % pour les partis de droite et d'extrême droite, soit environ 3 points d'écart à peine.
Les sociaux-démocrates, qui restent le premier parti du pays, recueillent 28,6 % des intentions de vote, tandis que les Démocrates de Suède sont crédités d’environ 18 %.
Cette faible avance ne garantit donc nullement une victoire de la gauche.
Avec huit partis représentés au Parlement et un seuil électoral fixé à 4 %, la répartition des sièges entre les différents blocs sera déterminante pour former une majorité.
Le scrutin pourrait également permettre à l'extrême droite d'asseoir son influence, en faisant son entrée dans l'exécutif.
Progression de l'extrême droite Et pour cause, ce pays traditionnellement libéral connaît une influence croissante du populisme de droite ces dernières années.
Depuis 2022, il est gouverné par une coalition minoritaire de trois partis de droite, soutenue au Parlement par l'extrême droite des "Démocrates de Suède" (DS), organisation aux racines néonazies.
Celle-ci a conclu avec le gouvernement l’"accord de Tidö", du nom du château où il a été négocié.
S'ils n'ont pas directement participé au gouvernement lors de la précédente législature, le parti qui avait obtenu 21 % des sièges aux dernières élections a placé ses représentants dans plusieurs ministères, et fait pression pour imposer son agenda.
L'accord leur a notamment permis de peser sur les politiques d’immigration, de justice, de sécurité, d’énergie et de climat.
Depuis 2022, le gouvernement a ainsi a aboli le statut de résident permanent pour les réfugiés, durci les règles d'aide sociale et intensifié les expulsions de personnes sans droit de séjour.
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