Pourquoi l’Agence spatiale européenne envoie Pikachu dans l’espace
En avril, à la faveur d’un ravitaillement par vaisseau cargo, l’astronaute française Sophie Adenot a, secrètement, reçu une peluche du Pokémon Pikachu habillé en astronaute. Pas comme doudou, mais comme symbole de l’opération conjointe entre l’Agence spatiale européenne (ESA) et The Pokémon Company International , qui n’a été annoncée que début août. Les deux entités promettaient une collaboration « entre l’univers de l’exploration spatiale et l’univers de l’imagination » centré sur la semaine mondiale de l’espace, du 4 au 10 octobre.
Les détails ont été donnés ce vendredi : une exposition itinérante dans des sites associés à l’Agence et des musées des sciences et de l’espace, avec une première étape au siège de l’Agence, à Paris, les 19 et 20 septembre. Une expérience Pokémon Go sera également activable dans les musées partenaires, du 4 octobre à avril 2027. Pokémon Go est un jeu en réalité augmentée sur smartphone, qui se superpose à un jeu de piste pour dénicher les Pokémon apparaissant sur les images de la caméra de notre smartphone.
S’y ajoute la diffusion de toute une gamme de produits dérivés, dont la peluche Pikachu, disponibles sur les sites des partenaires et dans les boutiques des musées.
L’annonce arrive à un moment de visibilité maximale pour la marque Pokémon, qui fêtait ce mercredi les trente ans de la lucrative licence des jeux de cartes. L’ESA, toujours en manque de visibilité grand public, ne peut qu’y gagner
Ce n’est pas la première fois que l’agence s’associe avec des marques phares de jeux pour la jeunesse (et plus grands). Des collaborations ponctuelles avec Lego ont été établies depuis 2010. En 2024, un labo allemand de l’ESA travaillant sur les projets de stations lunaires a imprimé des briques de type Lego réalisées à partir de poussière de météorite et exposées dans des magasins à travers le monde.
Et le logo ESA apparaît aussi discrètement sur la (très onéreuse) maquette de la fusée du projet lunaire Artemis (l’ESA fournit le module de service de la capsule). Mais celui de la Nasa est bien plus gros, comme en vrai.
Cette fois, le partenariat est exclusif. Et si Pikachu n’affiche pas strictement le logo de l’ESA, un motif bleu de sa combinaison peut, avec un peu d’imagination, évoquer l’Europe.
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