Stellantis a signé un accord préliminaire pour vendre une usine canadienne
Le constructeur automobile Stellantis a indiqué vendredi avoir signé un accord préliminaire avec le groupe canadien de défense Roshel en vue de lui vendre son usine de Brampton au Canada.
« Stellantis confirme avoir conclu un accord préliminaire avec Roshel », a indiqué le groupe aux 14 marques (dont Fiat, Opel, Peugeot et Jeep) dans un communiqué, cité par l’Agence France-Presse (AFP).
Selon lui, Roshel est en mesure « de restaurer une activité durable au sein de l’usine d’assemblage de Brampton ».
Pour le syndicat Unifor, qui a suspendu ses négociations salariales avec Stellantis en raison de sa volonté de « fermer et vendre l’usine de Brampton », la signature de cet accord préliminaire avec Roshel « est un coup dévastateur porté à l’industrie canadienne ».
Les chaînes d’assemblage de cette usine, située dans la province de l’Ontario, sont à l’arrêt depuis la fin de la production de modèles Chrysler et Dodge fin 2023.
Stellantis avait prévu d’y assembler des Jeep Compass mais a finalement revu sa stratégie en raison de l’offensive douanière de Donald Trump et a décidé de transférer la production de ce modèle aux États-Unis. Cette décision avait provoqué une vague de protestation au Canada.
L’industrie automobile canadienne a été ciblée par Donald Trump qui a encore menacé le mois dernier d’augmenter les droits de douane touchant le secteur de 25 à 50 % au 1er janvier 2027.
Stellantis a annoncé en février une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour 2025, la deuxième plus importante jamais enregistrée par un groupe français.
Roshel, qui est basé à Brampton, fabrique notamment des véhicules blindés. Des centaines de ces véhicules ont été livrés ou vont être livrés à l’Ukraine dans le cadre de l’aide militaire canadienne apportée à Kiev.
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