Défense. Des militaires français posent avec un drapeau de la Rhodésie, symbole des suprémacistes blancs
Le ministère des Armées promet des sanctions contre des soldats photographiés avec un drapeau de la Rhodésie, symbole des suprémacistes blancs.
Le ministère des Armées a lancé une procédure disciplinaire pouvant conduire à « des sanctions disciplinaires sévères » contre des militaires français ayant posé avec un drapeau de l'ancienne Rhodésie, symbole associé aux mouvances suprémacistes blanches, a-t-il indiqué lundi, confirmant une information de Mediapart . Selon le site d'investigation, deux groupes de soldats distincts apparaissent sur des photos diffusées en ligne autour du drapeau de la Rhodésie, ancien territoire sécessionniste d'Afrique australe dirigé par une minorité blanche jusqu'en 1980.
« Les vérifications conduites ont permis de confirmer et d'identifier les militaires concernés », a indiqué le ministère, qui ne communiquera ni sur l'identité des intéressés, ni sur leur unité d'appartenance. « La position du ministère est sans ambiguïté: les armées françaises ne tolèrent aucune manifestation à caractère raciste, suprémaciste ou extrémiste », poursuit le ministère. « Les militaires sont soumis à une exigence particulière d'exemplarité et de neutralité, qui s'applique également à leurs comportements et à leurs publications sur les réseaux sociaux », rappelle-t-il.
D'après Mediapart, l'un des groupes est composé de militaires du 2e Régiment étranger d'infanterie de Nîmes, tandis que l'autre réunit des soldats en entraînement aux Émirats arabes unis. « Les premiers éléments de l'enquête permettent de confirmer que les deux événements sont parfaitement disjoints, sans aucun lien, ni entre les protagonistes, ni entre les activités », a précisé le ministère. La Rhodésie est le nom porté entre 1965 et 1980 par un régime dirigé par la minorité blanche de l'ancienne colonie britannique de Rhodésie du Sud, qui avait proclamé unilatéralement son indépendance afin d'échapper à une transition vers le suffrage majoritaire. Le territoire, jamais reconnu par la communauté internationale, a disparu avec l'accession à l'indépendance du Zimbabwe en 1980.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.leprogres.fr — le contenu appartient à Le Progrès.