L'administration Trump sur le point de céder une partie du parc national Yosemite à un promoteur immobilier privé
L'information, révélée vendredi par le site d'informations américain Notus, a provoqué un tollé chez les défenseurs de l'environnement et les démocrates.
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Un joyau de la nature, dont une partie pourrait tomber entre les mains du secteur privé. L'administration américaine de Donald Trump étudie la possibilité de céder une petite partie du célèbre parc national Yosemite , en Californie, à un promoteur immobilier privé, a confirmé à l'AFP un avocat de la société, samedi 29 août. Reconnaissant que des négociations avaient eu lieu, le ministère de l'Intérieur a affirmé qu' "aucune décision finale n'a été prise" , dans un communiqué envoyé à l'AFP.
Le National Park Service est en discussion avec le promoteur Kingsbarn Realty Capital, basé dans l'Etat voisin du Nevada, pour octroyer une route d'accès à une parcelle privée d'environ 34 hectares située en lisière du parc, en échange d'un terrain dans une autre zone, a détaillé l'avocat Lanny Davis. "Si une proposition progresse, le ministère suivra les procédures établies afin d'assurer une coordination appropriée, la transparence et la participation du public, conformément au droit fédéral" , a ajouté de son côté le ministère de l'Intérieur.
L'information, révélée vendredi par le site d'informations américain Notus , a provoqué un tollé chez les défenseurs de l'environnement et les démocrates. Ils sont farouchement opposés aux mesures prises par l'administration pour réduire la protection des terres publiques, notamment des forêts nationales. Mark Rose, responsable du programme Sierra Nevada, qui couvre le parc Yosemite, a dénoncé "une attaque contre le peuple américain à qui appartient ce parc national" . Le syndicat des employés du parc s'est dit "consterné" par la cession de terres publiques au profit d'intérêts privés, qualifiant l'échange proposé de "contraire à notre éthique" en tant que gardiens du parc.
L'avocat Lanny Davis a, lui, présenté le projet de route comme une initiative écologique, qui raccourcirait les trajets vers le terrain privé actuellement non aménagé et réduirait les émissions polluantes. La proposition d'échange de terrains est "prévue par la loi fédérale et ne réduira pas la superficie du parc" , a-t-il ajouté.
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