Guerre au Moyen-Orient : vers un « couloir temporaire » à Ormuz ; Israël rejette tout accord avec l’Iran
Oman et Téhéran discutent d’un « couloir temporaire » de navigation dans le détroit d’Ormuz et de son déminage mais les autorités iraniennes ont prévenu mercredi 26 août que le passage stratégique ne serait pas ouvert avant que les États-Unis ne mettent fin à la guerre.
Les deux pays riverains du détroit cherchent à réguler la navigation dans cette voie maritime, toujours verrouillée par Téhéran, qui est au coeur de la guerre au Moyen-Orient. Le ministre omanais des affaires étrangères, Badr Al Busaidi, a dit sur X espérer « annoncer bientôt » un nouveau couloir de navigation. Des négociations vont se poursuivre pour définir « la future gestion du détroit » , ajoute le texte.
Six mois de guerre en Iran ont fait perdre aux grands hubs aéroportuaires du Golfe une partie de leurs lucratifs flux de correspondance. Entre avril et juin, le trafic des compagnies moyen-orientales, mesuré en passagers-kilomètres, a reculé de 30 %, et de près de la moitié pour les seules liaisons avec l’Europe, selon l’Association internationale du transport aérien (Iata).
Dubaï reste en août le premier aéroport international au monde, avec 4,5 millions de sièges programmés. Mais ce chiffre a reculé de 15 % en un an, la plus forte baisse parmi les dix premiers mondiaux, selon le spécialiste des données aériennes OAG.
Les vols entre l’Europe et l’Asie empruntent davantage deux grands corridors : au nord par la Turquie, le Caucase et l’Asie centrale, ou au sud par l’Égypte, l’Arabie saoudite et Oman. Cette nouvelle géographie avantage particulièrement le principal aéroport d’Istanbul qui a dépassé l’aéroport de Londres-Heathrow au premier rang européen avec plus de 8 millions de voyageurs.
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré qu’aucun accord diplomatique n’était possible avec les dirigeants iraniens, qualifiés de « sauvages » , tout en saluant la nouvelle campagne de pression économique du président américain Donald Trump.
Revenant sur une récente rencontre avec Donald Trump, Benyamin Netanyahou a déclaré lors d’un événement mardi soir avoir évoqué avec lui les négociations avec l’Iran, affirmant : « Je doute qu’avec cette bande là-bas, avec ces sauvages, on puisse parvenir à un accord. Je vous le dis, aucun accord ne peut être conclu » .
La dissolution des forces kurdes en Syrie est une décision « absolument historique » , s’est félicité l’envoyé spécial américain en Syrie, également ambassadeur en Turquie, Tom Barrack.
« Voilà à quoi ressemble une véritable intégration : pas de gagnants ni perdants, mais d’anciens adversaires aux points de vue divergents qui élaborent une solution diplomatique visant à renforcer la souveraineté de la Syrie » , a-t-il écrit sur X.
Absolutely historic. @POTUS ’s ongoing Middle East Plan – A steadfast partner steps forward into a national framework, and a united Syria for all takes shape.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.la-croix.com — le contenu appartient à La Croix.