"C'est un manque de respect"... La grogne des marcheurs français contre le regroupement des quatre épreuves sur un même départ aux championnats d'Europe
Les marcheurs et marcheuses des semi-marathons et marathons marche s'élanceront tous samedi à 8h30. Le rassemblement des courses risque de complexifier la logistique des ravitaillements et la compréhension du spectacle sportif.
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Article rédigé par Anaïs Brosseau - envoyée spéciale à Birmingham France Télévisions - Rédaction Sport Publié le 15/08/2026 06:45 Mis à jour le 15/08/2026 09:12 Temps de lecture : 2min A la lecture du programme des championnats d'Europe, des sourcils se sont levés. Semi-marathon marche hommes et femmes, marathon marche hommes et femmes, départ samedi 15 août à 7h30 (8h30 à Paris), en plein centre-ville de Birmingham. Quatre courses, plus d'une centaine d'athlètes réunis sur une boucle d'un kilomètre de long : le scénario est inédit et loin de ravir la délégation française. "J'interprète ça comme un manque de respect. Les Anglais n'ont pas de marcheurs donc, pour parler crûment, ça les fait un petit peu chier d'organiser la marche", tonne Clémence Beretta, engagée sur le semi-marathon.
L'athlète tricolore pointe l'exemple inverse du "beau spectacle" proposé à Rome il y a deux ans, devant le Stadio Olimpico (avec une arrivée sur la piste), par une nation forte de la discipline. La boucle s'annonce en outre légèrement vallonnée, étroite et jonchée de quelques pavés. "Ça ne va pas être évident pour les dépassements alors que les allures ne sont pas les mêmes entre marathon et semi", poursuit la Vosgienne.
"Ça va surtout être compliqué pour les personnes qui vont nous ravitailler. On a des super ravitailleurs, des kinés de la fédé, qui sont très habitués à tout ça, mais c'est sûr que là on va être 100 marcheurs en même temps, des hommes, des femmes, des allures très différentes", complète Pauline Stey, alignée également sur le semi-marathon. "C'est de la merde", lâche, sans détour, Aurélien Quinion, engagé lui sur le marathon.
"On aurait pu faire un circuit sur deux kilomètres comme cela a été fait à Tokyo. On va sûrement rater les ravitaillements, on ne va pas voir forcément nos chronos, ça va être un bordel."
Pour s'assurer que les athlètes puissent récupérer bidons et gels sur leur table de ravitaillement, le staff tricolore va devoir redoubler de vigilance. "On va mettre quatre personnes pour ravitailler. On va mettre aussi des personnes en amont de la table pour prévenir que tel athlète arrive. Plus du staff pour récupérer les bidons, et préparer les bidons", avance Olivier Lund, qui assure le suivi des marcheurs. D'autres garderont enfin un œil plus précis sur le classement et les cartons reçus par chacun.
"Essayer de comprendre quelque chose quand il y a une centaine de personnes en même temps sur une piste qui ne font pas les mêmes distances, c'est ingérable. Que ça soit pour nous, pour l'encadrement et pour les spectateurs", regrette Aurélien Quinion. Pour distinguer les athlètes, des couleurs de dossard différentes ont été attribuées à chacune des courses.
Une maigre différenciation pour les commentateurs qui vont devoir continuellement jongler entre les différents groupes.
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