Face aux épisodes caniculaires de cet été, près de deux Français sur trois ont ressenti de l'inquiétude pour la santé de leurs proches
Depuis fin mai, les vagues de chaleur se succèdent, avec des températures souvent proches ou supérieures à 40°C. Une situation que 43% des Français attribuent avant tout à l'activité humaine, selon une étude de l'Ipsos. L'été a été particulièrement éprouvant. Selon une étude Ipsos BVA-CESI École d’ingénieurs publiée ce lundi 24 août, près de neuf Français sur dix (89%) ont souffert des vagues de chaleur . Avec des épisodes caniculaires dès le mois de mai et très peu de répit tout au long de la saison, l'été 2026 a bel et bien été hors-norme, dans un contexte de réchauffement climatique .
Et cela a eu un impact concret sur le moral des Français. Près de la moitié d'entre eux (48%) ont ressenti de l’angoisse ou de la peur pour leur propre santé. Ce chiffre monte à 64% lorsqu’il s’agit de la santé de leurs proches.
Dans cette étude, 43% des répondants indiquent désormais attribuer ces épisodes caniculaires avant tout à l’activité humaine, contre 18% qui les considèrent comme des phénomènes naturels. "Ce clivage montre que la majorité des Français perçoit désormais les canicules comme une conséquence directe du réchauffement climatique, liée pour tout ou partie aux émissions de gaz à effet de serre et aux activités industrielles", écrit ainsi l'Ipsos dans son enquête.
Sécheresse, canicules: la guerre de l’eau aura-t-elle lieu ? 13:44 Par conséquent, quatre Français sur cinq (79%) sont favorables à des mesures publiques pour aider la population à faire face aux canicules, avec, par exemple, la création d’espaces rafraîchis, ou des aides financières pour l’achat de climatiseurs . En outre, seuls 15% d'entre eux jugent que la gestion et l'adaptation aux fortes chaleurs relèvent uniquement de la responsabilité individuelle, "ce qui souligne une attente forte envers l’État et les collectivités locales", explique l'Ipsos.
Dans le même temps, alors qu'une personne interrogée sur quatre affirme avoir été touchée de près ou de loin par des incendies cet été, 18% déclarent envisager de s’engager comme pompiers volontaires .
Depuis fin mai, les vagues de chaleur se sont succédé, avec des températures souvent proches ou supérieures à 40°C. Au 19 août, la France avait déjà connu 52 jours de vagues de chaleur depuis mi-juin. Un record, alors que l'été n'était pas terminé. Entre chaque épisode, les accalmies n'ont duré que quelques jours.
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